Ariel Henry, promu au grade de président à vie !
« La « présidentité » est la maladie de tous les haïtiens ! Retrouvez les germes de cette maladie dans l’Affaire Galbaud »

Paris, France, 07/27/2022 – En effet, voilà un sujet que François Duvalier avait proposé aux examens du baccalauréat en sciences sociales, lequel sujet qui allait inaugurer les prémices de sa dictature.
Car, faut-il bien qu’on arrive à exterminer, exiler…toutes celles et ceux qui en étaient touchés par cette maladie, celle dont soufflent presque tous les Haïtiens, afin d’ouvrir le robinet de sang sur le pays. On sent qu’Ariel Henry se tient prêt !
À bien écouter les derniers discours d’Ariel Henry, âgé de 72 ans, on est en droit de se demander si ce dernier n’est pas contaminé par ce même virus de la « présidentité » !
Tout ” ite “ dans le médical fait référence à une maladie. Et cette « présidentité », le virus, a de quoi inquiéter le peuple haïtien, lui qui pensait avoir tourné les pages de la dictature depuis le 7 février 1986 avec le départ de Jean-Claude Duvalier. Quoique renforcé par la promulgation de la constitution libérale et démocratique du 29 mars 1987, soit un an après la dynastie, une façon de dire non aux méthodes du passé.
Déjà, on n’est pas assez naïf pour ne pas comprendre qu’en refusant la bicéphalie du pouvoir d’état en Haïti qu’Ariel Henry, soutenu par ses nouveaux alliés, eux qui ressemblent aux débris d’un Titanic politique. Notamment, l’ancien avocat du peuple André Michel, il est clair que la route de la dictature est toute tracée pour le très impopulaire premier ministre haïtien.

En tout cas, les discours qu’il a prononcés lors des festivités marquant l’anniversaire de la création de la Police Nationale d’Haïti, le 12 juin et le 20 juillet 2022, marquant l’anniversaire de son ascension à la première magistrature suprême de l’État en dit long. Il est à la fois président et premier ministre. Ses ambitions de garder le pouvoir durablement au détriment de la classe politique a l’orale, sans projet politique arrêté et sans vision nationale est presque consommées.
La décoration d’une soixantaine de policiers, le 20 juillet 2022, n’est pas anodine. Elle doit-être lue à la loupe d’une corruption à la limite légale afin de rallier ces policiers de terrains, les plus manipulables, à sa cause politique.
Tous les dictateurs ou apprentis dictateurs, de la trempe d’Ariel Henry, utilisent des actes de charité, de la clémence pour s’attirer des sympathies, en faisant miroiter de bonnes intentions qui ne sont, finalement que de la poudre aux yeux.
Qu’on ne se trompe pas, qu’on se prépare en conséquence car les choses sérieuses vont commencer pour Ariel Henry !
Tout semble montrer que la sécurité des Haïtiens est alarmante, les armes achetées pour déloger les bandits, pourraient-être, dans les jours à venir, le socle autour duquel s’édifiera la dictature d’Ariel Henry. Dans le cas où il arrive à mettre les bandits en déroute, il se délivrera un certificat de satisfecit d’avoir rétabli l’ordre et la paix, peu importe son côté minimaliste. Sauver la face est essentiel !
L’autre chemin qu’Ariel est en train de se frayer pour atteindre son ultime but politique, c’est de minorer les membres de l’Accord Montana dans les discussions. C’est-à-dire, de les conduire à l’échec tout en invitant d’autres acteurs politiques à resserrer les rangs. Et la dernière conférence de presse de Fednel Monchéry, à Port-au-Prince, allait dans ce sens. Bien que le nom de ce dernier soit cité dans les différents massacres perpétrés dans la capitale, il n’hésite pas à parler d’un œcuménisme politique pour sauver Haïti !
Donc, le jeu étant joué, le boulevard de la dictature lui est largement ouvert. Surtout avec l’indéfectible appui de Frantz Elbé, l’actuel directeur général de la PNH, qui jure d’une loyauté aveugle à Ariel Henry. Sans oublier, le rôle déterminant des tuteurs traditionnels d’Haïti : Etats-Unis, France et Canada !
Face à toutes ces tractations, tergiversations, coup-bas…on se demande, si une « Sri-lankarisation » de la bataille politique ne serait pas profitable à cette masse souffrante. Elle qui est en proie à toutes sortes de difficultés tant sur le plan sécuritaire que sur le plan nutritionnel.
D’aucuns pensent que les pourparlers de ces derniers temps vont déboucher vraiment sur une solution réelle pouvant rétablir l’ordre dans la cité. Remettre en place les institutions du pays, renouveler le personnel politique à travers des élections crédibles…où le peuple haïtien pourra décider de façon libre, sans contraintes internationales le schéma de son destin.
Le ciel politique est d’autant plus nuageux, qu’il est occupé par d’anciens activistes politiques de la trempe de Nenel Cassy, André Michel, Rosemila Petit Frère, Marjorie Michel, Ricard Pierre, Sorel Jacinthe…Eux, trop longtemps au chômage, devenant tour à tour ministre, directeurs généraux, Secrétaire d’état, messager…Ils décident qu’il n’y a plus de places pour d’autres demandeurs d’emplois de la classe politique, ils bloquent l’accès.
En attendant, on attend le mot du peuple haïtien, le seul véritable décideur de son destin !
Michaud Joanier





