Le 14 juillet 2022, les Haïtiens de la diaspora manifesteront devant toutes les représentations diplomatiques françaises autour de la restitution de la dette de l’indépendance !

Le 14 juillet 2022, les Haïtiens de la diaspora manifesteront devant toutes les représentations diplomatiques françaises autour de la restitution de la dette de l’indépendance !

« La chute de la Bastille, c’est la chute de toutes les Bastilles…Le 14 juillet marque la fin de tous les esclavages, c’est la fête de toutes les nations. » (Victor Hugo)

Joel Leon

Depuis 1880, soit à peu près un siècle après « la prise de La Bastille » en 1789, le 14 juillet a été adopté comme la fête nationale de la France.  C’est un moment pompeux ou les discours pleuvent faisant l’éloge de la « France Lumières, France des droits de l’homme, France civilisatrice… ». Cependant, cette même France « adorée », en 1825, plaça des navires de guerre dans la rade de Port-au-Prince, prêts à bombarder le pays. Dans le cas ou, le président de l’époque, Jean Pierre Boyer, refusait d’accepter l’ultimatum de 150 millions francs or (équivaut à 28 milliards de dollars américains en 2022) comme dédommagement en faveur des anciens colons, en termes d’indemnité de guerre, aucun pays ne reconnaîtrait Haïti comme un état indépendant !

L’aspect paradoxal de cette affaire, l’indemnité de guerre est imposée aux vaincus. Haïti, gagnait la guerre, il revenait au gouvernement Haïtien d’imposer un dédommagement à la France. Ce qui n’était pas possible, compte tenu de l’environnement hostile dans lequel le premier état nègre du monde se trouvait. Même quand « La doctrine de Monroe, l’Amérique aux Américains » était déjà en pleine application dans le nouveau continent.

Depuis plusieurs semaines, des compatriotes de la diaspora se concertent pour donner une réponse politique à la France, à partir de la publication d’une série d’articles dans le « New York Times », traitant exactement du vol-à-main armée de la France contre Haïti, commencé en 1825.

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Les Haïtiens sont appelés à manifester patriotiquement par devant toutes les représentations diplomatiques françaises aux Etats-Unis et ailleurs (Ambassade, Consulats et succursales honoraires), telles que : Washington, New York, Miami, Atlanta, Boston, Los Angeles, Chicago, Houston, San Francisco, Philadelphie…

Majoritairement, ils vivent aux Etats-Unis, Canada et Mexique. Cependant, les voix s’amplifient et résonnent dans les Antilles, en particulier en république Dominicaine, Cuba, Porto Rico, Guadeloupe, Martinique… ; en Amérique du Sud : Brésil, Chili, Venezuela…en Amérique Centrale : Costa-Rica, Honduras…En Europe : France, Belgique, Hollande, Angleterre…la grogne augmente et menace de faire un bruit assourdissant !

L’idée, c’est que le pays n’est pas doté actuellement d’un gouvernement national. Ariel Henry, se balance : tantôt il se comporte en premier ministre, entre temps il pose des actions qui relèvent de la compétence d’un chef d’État. C’est la grande confusion !

Dans cette condition, la société civile haïtienne, en l’absence de la politique, s’impose comme le dernier rempart de la république. C’est ainsi que les Haïtiens de l’extérieur s’approprient l’initiative de dénoncer l’extorsion française de 1825 devant l’opinion publique mondiale. L’objectif fondamental est d’acculer le président Emmanuel Macron à s’engager à rembourser les 28 millions de dollars à Haïti. Un pays décrit et admis au niveau des institutions internationales comme l’un des plus pauvres de la planète !

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Les articles de « New York Times », le résultat de 13 mois de recherche, viennent d’étaler à la face du monde cette escroquerie de la France contre un État faible qui venait de célébrer ses 21 ans d’existence, soit en 1825. Cette vérité, longtemps exclue du débat international, est aujourd’hui au centre du discours des peuples en face du néo-colonialisme. Car, toujours d’après les révélations du « Times », si Haïti n’était pas frappée par cette lourde dette de l’indépendance, elle jouirait du même niveau de développement économique et de progrès social que la République Dominicaine et du Costa-Rica. Donc, ce forfait français continue de faire encore du tort à la république d’Haïti. La restitution de l’argent fera beaucoup de biens au peuple haïtien !

Voilà, en filigrane, la motivation des Haïtiens de l’extérieur à dénoncer le président Emmanuel Macron devant l’opinion publique internationale afin de changer les conditions infrahumaines de la vie en Haïti. Avec ces 28 milliards de dollars, ce peuple aura la possibilité d’éliminer la pauvreté, de combattre l’analphabétisme et la sous-alimentation, de jeter les bases infrastructurelles et matérielles indispensables à tout processus de création de richesse à travers le plein emploi.

Sans la restitution de ces 28 milliards de dollars, Haïti restera condamnée à vivre dans la pauvreté abjecte. Son peuple continuera d’exposer sa vie sur les hautes mers en quête d’une vie meilleure dans tous les pays de l’hémisphère américains.

La criminalité sera maintenue comme système de gouvernance, ce qui constitue déjà une menace régionale, voire hémisphérique. Donc, il est nécessaire à ce que la France restitue l’argent volé d’Haïti en 1825.

Pour cela, la solidarité de toutes les nations du monde, particulièrement celles du continent américain, en mettant l’accent spécifiquement sur les Etats-Unis, est fondamentale pour le rétablissement de la justice internationale contre l’extorsion du peuple Haïtien par la France !

Joel Leon

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