Haïti, du Chaos à la Barbarie !
Par Joel Leon
La théorie du chaos ou déterminisme chaotique est en pleine force en Haïti à partir de 1986. C’est à dire, une dangereuse situation créée sur mesure, par X ou Y, dans le but d’atteindre un ou plusieurs objectifs calculés. C’est le phénomène de la « désorganisation et la réorganisation », dont parlait sous-commandant Marcos, ancien chef de la guérilla du Chiapas, au Mexique.
J’avais publié au mois de juin 2019 dans « www.globalresearch.ca », « Haïti, The Silent Chaos-the Somalisation Process ». Ce chaos savamment créé par des mains occultes, profondément habiles, mais entretenus par des haïtiens (consciemment ou non). Aujourd’hui est entré dans une phase critique qui déborde tout cadre normatif de compréhension : la barbarie.
Cette barbarie, dont les gangs armés sont les premiers responsables, qui s’installe dans les quartiers pauvres est répugnante. En fait, il s’agit d’une stratégie politique diabolique initiée par les bénéficiaires du système en place. Dont l’essence est de créer un climat de terreur généralisé à l’échelle nationale afin d’aboutir à des gains politiques. Cependant, à regarder la réalité de près, il semblerait que les initiateurs de cette hécatombe perdent tout contrôle. Car, la frissonnante peur vient de s’intérioriser, ce qui crée une situation de panique généralisée. Ils n’avaient pas prévu cette dimension dans leur plan machiavélique.
Ainsi, cette barbarie tropicale, a fait en un temps record plusieurs centaines de victimes. Contrairement à autrefois, ce sont les citoyens de la périphérie qui font les frais, pas les riches ou des éléments de la classe moyenne. Les ravisseurs légaux, sans aucune difficulté, opèrent à visière levée. Ils arrivent même à kidnapper les enfants de pauvres “machan manje kwit” en les réclamant de la livraison des plats de nourriture en échange. Cela donne une idée de la banalisation de la vie en Haïti, sous le régime du « ridicule au pouvoir ».
Je connais des familles entières qui vont s’abriter en République dominicaine temporairement pour évaluer la situation. Et, si rien n’est fait pour endiguer le phénomène de kidnapping, elles abandonneront défensivement le pays. D’autres prennent refuge en Floride qui est tout près d’Haïti afin de pouvoir jauger la réalité du terrain avant de prendre une décision finale.
Ces personnes-là, que j’avais considérées comme des héros, le fait de vivre en Haïti, malgré leurs fortunes et études, abandonnent en désespoir de cause. J’ai eu une conversation avec l’un d’entre eux qui se trouve en attendant dans l’état de la Floride, il m’a dit que ce qui se passe en Haïti actuellement est différent. Il parle de d’une sorte de microbe psychique qui infeste le mental de tous, à part quelques rares exceptions.
C’est le règne du mal. Il n’y a plus de frontière entre le faisable et l’absurde. C’est la démence totale.
L’état s’effrite. L’autorité disparaît. La cité est livrée aux gangs. L’unique choix qui reste, s’envoler. Cette faillite totale de l’international et des élites haïtiennes a été programmée. Mais personne ne voulait croire qu’elle arriverait si vite. Maintenant, la barbarie s’installe en force, avec personne pour la résister. On capitule.
Que la volonté du Dieu tout-puissant soit faite !
Joel Leon





