Selon l’Article 134-2 de la constitution haïtienne, l’Inculpé Jovenel Moïse Doit Partir le 7 Février 2021. La loi est une pour tous!
Après la position claire et tranchante des églises protestantes et une fantastique et courageuse plaidoirie de la fédération des barreaux du pays, qui a force obligatoire, c’est la voix de stentor de l’Église catholique à travers la Conférence épiscopale qui vient de s’ajouter au concert de la révolte contre l’affirmation audacieuse du tigre en papier Jovenel Moïse de rester au pouvoir au-delà du 7 février 2021, date limite de son soi-disant mandat, selon l’article 134-2 de la constitution du pays.
Ces institutions ont clairement rappelé à l’inculte et cruel tyran que c’est ce même article (134-2) de la même constitution dont il s’était servi malicieusement l’année dernière pour déclarer illégalement la fin du mandat des parlementaires issus des mêmes soi-disant élections que lui. Oui, j’ose dire «soi-disant», parce que, contrairement aux magouilleurs de la classe politique traditionnelle qui avaient cautionné l’avènement au pouvoir de l’inculpé Jovenel Moïse en 2016, les consciences patriotiques et lucides se souviennent comment avaient été déroulées ces élections qui n’étaient en fait qu’une entreprise criminelle et antinationale concoctée par l’impérialisme internationale et la mafia répugnante haïtienne pour placer leurs sous-fifres au pouvoir.
En ignorant sa propre théorie (si théorie il y a) du renvoi des parlementaires pour garder le pouvoir jusqu’en 2022, per fas et nefas, alors qu’il n’a rien foutu du bonheur de la Nation, le tyran Jovenel Apredye Moïse, fort de la complicité de ses maîtres, piétine la loi. C’est la raison pour laquelle, confronté à la révolte générale, le cruel tyran ne jure que par une hécatombe dans le pays. Il est prêt à dévorer la chair et à sabler le sang des révoltés. En effet, sa machine répressive est déployée partout dans le pays et ne chôme pas. Ses chiens féroces sèment la terreur avec zèle à longueur de journée, afin d’empêcher que se matérialise les desiderata de la Nation. Mais, quoique s’exprimant les mains vides, le peuple haïtien, fort de la volonté de puissance par laquelle il est animé, ne baissera pas sa culotte et finira pour sûr par s’imposer en utilisant toutes les armes à sa disposition. Baton ki te bat chen nwa a, ap bat chen blan an tou kanmenm. Sote ponpe, 7 fevriye 2021 li ye.
Enfin, je dis: courage au peuple meurtri mais combatif de mon pays! Tenez ferme contre les bêtes puantes nationales qu’internationales, car la victoire est au bout des doigts.
Morisseau LAZARRE





