La bataille de Vertières : Pourquoi faire ?
Son sens historique et sa portée planétaire !
« La bataille de Vertières fut la plus grande bataille de toute l’histoire de l’humanité » !
Par Michaud Joanier
18 novembre 1803 -18 novembre 2021 !
Paris-218 ans depuis que nos ancêtres eurent donné une « raclée de bois » au général Napoléon Bonaparte, ainsi qu’aux autres salopards esclavagistes de tout acabit qu’il avait envoyé dans la colonie de Saint-Domingue !
En tout cas, le combat des hommes pour le pain reste et la liberté demeure un facteur qui assure la continuité de l’histoire ! Les anciennes puissances coloniales le démontrèrent clairement. L’actuel « Core Groupe », réunissant les Etats-Unis, la France, le Canada, l’Angleterre, l’Espagne…le réitèrent, encore une fois, en 2021 ! Mais toujours faut-il qu’il y ait des « Conzé » de l’intérieur pour matérialiser ces macabres plans ! L’histoire n’est-elle pas un perpétuel recommencement ?
Le 18 novembre 1803, Jean Jacques Dessalines ordonna à François Cappoix de débarrasser Vertières, ville située sur une colline près du Cap, là où se réunirent tous les mafiosos de français en quête de richesses faciles et de territoires, dans un élan expansionniste fou !
Mais ce qu’il faut comprendre, c’est que François Capois, dit Kapwa-Lamò, n’allait pas se laisser faire. Il se mettait à la tête de la 9e demi-brigade et demandait à ses hommes d’attaquer avec virulence et détermination !
Lors du premier assaut, malheureusement, la plupart de ses hommes furent tombés du fait des boulets sortis du fort. Et Capois la mort criait : En avant ! En avant …en galvanisant sa troupe vers la victoire ! La bataille était rude !
La riposte française fut terrible !
Et quand la deuxième salve faucha les hommes de Capois, une fois de plus et qu’un boulet déchira le bonnet qu’il portait, ce dernier, fou de rage, criait : En avant ! En avant !
Au cours de la 4e attaque qui s’était révélée assez sanglante, via des tirs nourris, voilà un excès militaire qui allait décimer pas mal de combattants dans le camp indigène et d’autant plus qu’un boulet tuait le cheval sur lequel montait le guerrier Cappoix. Mais, en dépit de tout, il continuait à crier : En avant ! Avant !
Voyant la bravoure de Capois, son intrépidité, le général Rochambeau, dans un premier temps, envoya un message ! Quel en était la nature de ce message ?
Le général Rochambeau envoyait des félicitations pour cet homme, Capois, qui vient de se couvrir de tant de gloires dans cette tranche de bataille !
Et la bataille reprit pour la plus belle ! Animés par un souci de vengeance mais aussi de recouvrer la liberté les esclaves, sous la pulsion des chefs Indigènes, juraient par leur sang à la conquête de la liberté !
Et François Capois appelait aux renforts !
Et Dessalines expédia aussitôt des hommes. Cette fois-ci, les combattants indigènes prirent le dessus. Plus de trois quarts des soldats français furent tués sur le champ de bataille ! Et ce fut la victoire du petit David sur le grand Goliath !
Dessalines donna 10 jours au général Rochambeau pour quitter définitivement le pays !
Et le général Rochambeau fit un geste qui étonna beaucoup, jusque dans les rangs de ses donneurs d’ordre, en France !
Rochambeau dépêcha un officier, du nom de Duveyrier, lui confiant un cheval pour donner à Capois en remplacement de celui tué pendant les assauts. Ce fut un geste à titre d’admiration et aussi bien pour marquer l’intrépidité et le génie militaire du général François Cappoix !
\Ce fut encore ce même Rochambeau qui demanda à ses hommes de ramasser les débris de guerre pour reprendre la route vers la Métropole, la France esclavagiste !
L’indépendance haïtienne est effective. Mais, il faudra attendre le 1 janvier 1804 pour la consacrer à la naissance de la nouvelle nation, Haïti !
Ainsi, Haïti est née. Cette indépendance, cette naissance, sera considérée pendant longtemps, comme une menace, un défi et une anomalie par les puissances occidentales !
Cette fragilité de l’indépendance nationale allait pousser le président Jean Pierre Boyer à signer un accord, estimé de plus de 21 milliards d’aujourd’hui, avec la France, en guise de réparation aux colons, afin de reconnaître l’indépendance de la république d’Haïti. Cet engagement à payer cette somme allait sévèrement contrarier le développement en maturité du pays.
Jean Pierre Boyer est mort à Paris, dans la plus abjecte pauvreté, dans le premier arrondissement, au 11 rue Castiglione, le 9 juillet 1850. Son corps repose au cimetière Père la Chaise,11e arrondissement.
Fin intellectuel, Boyer reste l’un des rares subalternes qu’Haïti n’ait jamais connu !
Mais, en 2021, où en sommes-nous avec cette indépendance ? De la Perle des Antilles à la poubelle mondiale, que sommes- nous devenus ? Une puissance migratoire ? Un pays placé sous la supervision des puissances occidentales et incapable d’organiser souverainement des élections ! Ramasser des fatras ! On continue à s’entretuer comme des idiots ! Honteux ! La prolifération des gangs, partout dans le pays, une crise politique qui n’en finit pas, on a assassiné le président, chez lui…la liste est trop longue !
De nos jours, ce sont des Haïtiens qui colonisent les Haïtiens ! L’ancienne opposition, est-elle devenue la porteuse de valise d’un premier ministre, Ariel Henry, tout aussi illégal et illégitime ? Jocelerme Privert, dit l’intelligent, aurait dit : En quoi ça dérange ?
Nous sommes tout simplement indignes !
Michaud Joanier, Paris !






