Désormais, Ariel Henry peut chanter : ” Ô je suis heureux “
Ce qui devait arriver, arrive enfin ! Désormais jusqu’à dorénavant, le premier ministre haïtien, Ariel Henry est « Aux Anges », à la suite de la publication de son Accord, dit Accord Ariel-SDP, au Journal Officiel Le Moniteur, le Mardi 22 Septembre 2021 !
Selon certaines dispositions de cet Accord, Ariel Henry continue à exercer en solo la gestion du pays. Le renvoi de l’actuel Conseil (krèy) Électoral Provisoire, la formation d’un nouveau gouvernement de type « Revue/Corrigée/Apaisée », la création d’une cellule anti-terroriste, la sécurisation du pays, condition sine qua non en vue de l’organisation des élections d’ici à l’année prochaine… !
En tout état de cause, le prochain gouvernement sera apaisé, selon les signataires de cet Accord ! Reste à savoir comment le mot « Apaisé » sera interprété par le maître à queue d’Ariel Henry, Mr Jimmy Cherisier, alias Barbecue !
La publication de cet Accord politique dans le Moniteur, arrive dans un contexte particulier, à l’heure où des milliers de nos compatriotes haïtiens se font expulser du sol des Etats-Unis. Un scénario cynique qui nous renvoie aux vieux temps de l’esclavage à Saint-Domingue, où Rochambeau fit venir plus de 400 chiens dressés de Cuba pour déchiqueter la viande de nos aïeux, dans le but de les réduire à la soumission la plus totale !
À Rio Grande, entre la frontière USA-Mexique, l’histoire s’est répétée ! Des policiers patrouilleurs, de gardes de forêts, en califourchon, montés à dos de cheval, de type Cow-boys, attrapaient des Haïtiens via des cordes tout en leur administrant des coups de matraque ! Écœurant, révoltant, Inqualifiable !
Encore une fois, nos dirigeants ont raté le train de l’histoire et c’est bien dommage !
Dans ce contexte difficile que traverse le pays, où la nature se déchaîne contre nous avec le meurtrier séisme du 14 Août dernier, la tempête tropicale qui s’ensuivait, l’exécution de Jovenel Moïse…la prolifération des gangs un peu partout, à divers niveaux de la société haïtienne. N’était pas l’occasion d’en faire preuve de cohésion nationale autour d’un vrai pacte politique allant jusqu’à la refonte de tous les Accords, en vue de sortir Haïti dans ce marasme dans lequel elle s’enfonce ?
L’autre disait, un Capois ne laissant son nom, malheureusement : « Si l’Humanité était bordée de fils d’amour, à part le nôtre, tous les autres adjectifs possessifs tels : ma, ta, sa, notre, votre, leur…auraient été bannies de la vieille grammaire ! »
Mesdames et messieurs, laissons de côté les intérêts, car nos jeunes doivent avoir confiance dans l’avenir ! Ainsi, ils renonceront d’aller affronter les requins au fond de la mer ; s’abstenir de gonfler le bassin du banditisme. …Investissons dans l’Avenir ! Certains pays, faute de prisonniers, ferment des prisons ! Nous aussi, nous pouvons arriver là ! Osez d’agir !
Comment se fait-il, qu’après 217 ans d’indépendance, nous ne soyons toujours pas en mesure de doter Haïti d’un vrai dirigisme politique, social, économique, environnemental ? Au contraire, nous sommes devenus une destination humanitaire, le champ d’expérimentation pour la misère, la poubelle mondiale ! Vers les années 1960, Haïti fut 5 fois plus riche que la Chine ! Et voilà, notre devenir fait pitié ! Notre économie nationale placée en permanence sous la perfusion de la communauté internationale, notre budget républicain calqué sur des promesses d’aide…Véritable. Aveu d’échec !
Qui pis est, toutes nos institutions sont à genoux ! Le dernier artisan ayant travaillé pour leur démantèlement fut Jovenel Moïse ! Et ses partisans exigent pour ce dernier, justice ! C’est bien ! Rien de mal là-dedans ! Mais comment peut-on donner ce qu’on n’a pas ! Où est cette justice ? Où sont ceux qui la distribuent ?
Tout compte fait, avec la publication de cet Accord dans le Moniteur, c’est bien le commencement d’une autre facette de la crise haïtienne et nous nous demandons si nous ne sommes pas encore atteints le Carrefour de non-retour. Surtout, quand nous apprenons que Joseph Lambert n’a rien lâché et que le fauteuil présidentiel lui sourit encore, d’autant plus qu’il avait promis le job de première dame à son épouse chérie ?
Qu’il n’est d’attendre, car les Jovenelistes et Martelystes sont à couteaux tirés, de leur côté, sur fond de la récupération de l’héritage politique, Jovenel Moïse, à sa mort, n’ayant eu le temps de rédiger un testament ! « Jwèt la maké » san !
Michaud Joanier





