La politique des nuls !
Les États-Unis caressent Jean Charles Moïse d’une main pendant qu’ils font les yeux doux à Joseph Lambert !
Voilà le comportement des hommes politiques haïtiens face aux illusions de l’Oncle Sam ! La diplomatie américaine est en mode de prostitution !
En effet, on n’est nombreux à se poser les mêmes questions : Quel jeu veulent jouer les Etats-Unis d’Amérique sur le terrain politique haïtien ? Qui sont les nouveaux alliés ? Combien sont- ils, les nouveaux convertis au messianisme américain ?
Ennemis d’hier, anciens dénonciateurs de l’impérialisme américain, amis en 2021 du fait de l’approche des élections, tout ça c’est de la « politique » ! Rien d’autre que de la politique ! Mon œil !
Ce qu’il faut savoir, chers lecteurs et lectrices, les politiques ont un point de rencontre voire de similitude avec les banquiers ! Les uns et les autres, en vérité, si vous les voyez se jeter du 50ème étage, si vous pouvez, vous aussi, vous pouvez les suivre, car, s’ils n’ont pas quelque chose à prendre, c’est sûr qu’ils ont quelque chose à voler !
Après l’assassinat de Jovenel Moïse, dans la nuit du 6- 7 juillet 2021, toujours dans l’application de la feuille de route de Monroe, remontant à1821, l’Oncle Sam se trouve dans la même situation que se trouvait Diogène, en Grèce, flambeau puissamment allumé en main, en plein midi, tout au milieu de la rue, il cherche quelqu’un pour diriger Haïti !
L’Amérique se cherche aujourd’hui, en Haïti, un homme, une femme pour la gestion de sa Colonie, son Arrière-cour, Haïti !
La carte de Michel Martelly pourrait-être rangée au placard, n’étant plus l’homme providentiel, pour assurer la continuité de la politique américaine en Haïti. Sa vidéo mortuaire le rend mortifère du fait d’une stratégie maladroitement étudiée ressemblant au crétinisme de Ti Claude Joseph annonçant l’État de siège, déclarant que la situation est sous contrôle. Alors que, Jovenel Moïse tout en étant lâchement mais aussi fraîchement assassiné, baignait encore dans son sang, dans sa chambre, chez lui, à pèlerin 5, dans les hauteurs de Pétionville !
À bien écouter la vidéo de Martelly déplorant l’assassinat de Jovenel Moïse, cela donne haut-le-cœur. Car il en profite pour lancer aussi sa campagne électorale, en annonçant que « nous allons gagner et qu’un lion ne meurt jamais qu’il dort ». Ce montage mal fagoté laisserait croire que Sola développe des logiciels assez comiques pour ses 2 « matelotes politiques » : Michel Martelly et Claude Joseph !
Mais quid de Joseph Lambert, Ariel Henry, Martine Moïse, Martelly…quand même, et désormais jusqu’à dorénavant, un petit dernier, Jean Charles Moïse, pour assurer la succession politique américaine dans l’Haïti de post Jovenel Moïse ?
Si l’on croit Docteur Fils-Aimé, les prochaines élections ont déjà eu lieu en Haïti et que Jean Charles Moïse, dont la sécurité est assurée par les américains via la police nationale d’Haïti, aurait obtenu 37% des voix, Martelly 26%, Boulos 17 % !
Cependant, Jean Charles Moïse serait là pour la figuration ! Rien de plus, rien de moins ! On ne fait que miroiter le pouvoir devant « Pitit Dessalines » de façon à le porter à être candidat aux prochaines élections. Quand le moment est venu, il se fera avaler par Martelly, l’enfant gâté des Américains, leur Chouchou !
Beaucoup d’observateurs n’arrivent pas à comprendre comment les américains peuvent, d’une main, caresser Joseph Lambert et, de l’autre, taper sur les épaules de Jean Charles Moïse ! Lambert a rencontré Mr Daniel Foote, le tout nouvel envoyé spécial du Département d’État en Haïti tandis que Moïse, s’est contenté de s’être flanqué d’une garde rapprochée haïtienne sur demande de l’Oncle Sam !
La diplomatie américaine est-elle en mode de Prostitution ? Si oui, d’où viendrait cette descente aux enfers, elle qui se voulait vertueuse à l’exagération vantant d’un puritanisme démesuré ?
En tout cas, l’équation politique actuelle présente tellement d’inconnues, personne ne sait qui tire X qui fusille Y !
Encerclée dans un enclos, dans une Zoo, l’opposition politique haïtienne s’y bat comme des chiens pour trouver un accord de sortie de crise. Pourtant, sans prendre la peine d’ouvrir la fenêtre de son imbécilité pour voir quel temps il fait dehors et, s’il n’est pas même trop tard pour y sortir !
À la prochaine, pour la suite de cette tragi-comédie !
Michaud Joanier !





