L’absence de courage des politiciens haïtiens condamne le peuple dans la souffrance !

L’absence de courage des politiciens haïtiens condamne le peuple dans la souffrance !

« Malheureux le peuple, malheureuse la race, qui recule devant le flot du sang qu’il faut franchir parfois pour accomplir ses destinées : qui manque d’énergie en ce monde doit s’attendre à l’asservissement ». (Hannibal Price)

Par Joel Leon

La réalité actuelle du pays est la conséquence des inconséquences et de la lâcheté des leaders autoproclamés. Même les derniers profanes, en matière de politique publique, prévoyaient déjà la débâcle de la république.

Quand Michel Martelly s’en prenait à l’intelligence du pays, en la responsabilisant de la banqueroute de la république, il annonçait déjà la couleur. Car, partout on célèbre le savoir scientifique… Tous les pays qui arrivent à s’imposer globalement, partagent cette chose en commun, l’éducation. C’est une constante qui transcende les temps et l’espace, passant de la pax Romana a la pax Britannica, pour aboutir aujourd’hui à la pax Americana. Donc, quand un leader priorise l’intelligentsia d’un pays à détruire, la finalité ne pouvait être rien d’autre que la débandade dont nous sommes témoins. Le pire, une partie de l’intelligence s’associe au processus de démantèlement d’Haïti.

Hannibal Price, ex-chancelier haitien a Washington (Wikipedia)

Daniel Supplice, Wilson Laleau, Pierre Raymond Dumas…pour ne citer que ceux-là, tous participaient activement dans la mise à sac d’un pays qui était déjà au bord du gouffre. Ils ne pouvaient dire non.  L’argent était trop facile et la possibilité d’être fameux était trop affriolante pour se tourner le dos ! « Science sans conscience, n’est que ruine de l’âme ».

Aujourd’hui, la situation générale du pays est encore plus grave que sous l’ère de Martelly. Toutefois, cela n’empêche pas une meute d’hommes a PHD’s de se bousculer pour se tailler une place au royaume de Jovenel Moise. Prenons un bref moment pour évaluer « Neg bannan nan ».

A travers mes jours, j’ai lu beaucoup à propos des hommes politiques…de tous les continents, toutes les races…toutes les classes. Les maniaques, les criminels, les aliénés…aucun d’entre eux n’a réussi à réunir tous ces défauts en une personne. Gaius Caligula a été un fou furieux, François Duvalier était un froid criminel, Adolf Hitler fut un maniaco-dépressif, Idi Amin Dada Oumee fut un assassin…Jovenel Moïse, en lui seul, réunit tous ces personnages. Par-dessus tout, il est un menteur invétéré.

Voir tous ses docteurs autour de Jovenel Moise, tels que : Claude Joseph (premier-ministre/Chancelier), Renald Luberice (Secrétaire général du conseil des ministres), Guichard Dore (Conseiller spécial) …pour ne citer que ceux-là. Ils mettent leur savoir au service du déshonneur et du pillage de la république. Avec audace et ténacité, ils protègent l’indéfendable. Les échecs récurrents et visibles ne les affaiblissent pas dans leur obsession de maintenir le pouvoir politique sous contrôle pour au moins 5 décennies. Ils sont le parfait symbole du « Pouvoir pour le pouvoir », ils sont juste incapables de réussir quoique ce soit. Avec eux aux affaires, la république est condamnée à disparaître !

Les barbares, ils sont déjà à l’intérieur de la maison du peuple. Ils sont en contrôle. Ils viennent pour y rester. Ils sont violents et n’ont pas froid aux yeux. Ils achètent tout, les hommes et les choses. Il ne reste qu’une seule option, les foutre a la barrière. Cependant, après dix ans dans l’exercice du pouvoir politique au plus haut niveau, ils sont le pouvoir. On ne peut l’extirper d’eux sans faire des dégâts, pour répéter John Lewis, « Good Trouble ».  Et c’est exactement là que le problème commence, parce qu’il y a une absence d’hommes.

Pour renverser l’ordre ancien, la motivation doit-être immatérielle. En revanche, les leaders politiques haïtiens, toutes tendances confondues (à part quelques rares exceptions), poursuivent encore des objectifs matériels. Cela retarde le processus historique en cours dans le pays depuis 1986. Ils ont trop peur pour ne pas être indexé par le département d’État, les missions diplomatiques…Ils ne veulent pas être perçus et peints comme des hommes violents. Même verbalement, ils contrôlent leur émotion aux micros des médias. Cela explique et contemple leur scandaleuse limite, car ils s’autocensurent eux-mêmes, ce qui est pire.

Bien que le régime de Jovenel Moise s’écarte totalement du jeu démocratique en banalisant toutes les règles de droit. On continue de promouvoir la docilité à son égard comme l’unique moyen de combat. Pas de souci pour les 4.4 millions de citoyens qui sont en situation d’insécurité alimentaire ; qu’en est-il des 27 gangs qui prennent la ville de Port-au-Prince en otage ; les exécutions sommaires répétitives, la collision harmonieuse du gouvernement avec les gangs ; la corruption généralisée ; la violation répétée des droits de la personne ; les journalistes assassinés…On ne peut renverser tout ce système d’opération sans développer des particularités ingénieuses. L’ordinaire ne défait jamais l’extraordinaire.  Jean Jacques Dessalines, le père-fondateur de la nation, l’avait bien compris, ainsi que tous les grands révolutionnaires du siècle passé.

Les peureux ne font pas l’histoire, seul les braves se positionnent pour forcer le statu quo a la déchéance !

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Joel Leon

 

 

 

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