La Diplomatie Haïtienne à la dérive…Pourquoi ?
Par Patrick Moise
Je n’ai jamais oublié ce que le diplomate de carrière, le Dr. Evan Marc Farlande François, m´avait confié quand j’étais prisonnier politique au Pénitencier National sous le gouvernement de René Garcia Préval. Cet ancien professeur d’université en République Dominicaine et aux Bahamas fut récemment assassiné, au sortir d’une banque, par les escadrons de la mort de l’actuel gouvernement de facto de Jovenel Moïse.
Un beau matin, ce diplomate m’a signalé que les ambassades haïtiennes dans le monde fonctionnent à l’image de l´administration publique en Haïti. En d’autres termes, la désuétude gouvernementale est généralisée! En fait, Haïti est fort mal représentée à l’extérieur. Et, des jeunes universitaires travaillent dans la sphère diplomatique des conditions peu clémentes: Les ambassades et consulats sont sous financés et les cadres sont mal rémunérés. Ce tableau lamentable est inadmissible au XXIème siècle pour un pays comme Haïti, la première république noire indépendante au monde laissée à son sort. Une bagatelle de désespoir qui occulte l’avenir des universitaires haïtiens.
Le Dr Claude Joseph, l’actuel premier ministre et ancien ministre des Affaires étrangères, était en charge de l’ambassade d´Haïti au Royaume d’Espagne dans le passé. Cette mission diplomatique très moribonde n’ayant pas un sou pour aider les étudiants boursiers, ni pour assister les diplômés désireux de soutenir leurs thèses. Une véritable honte pour la perle des Antilles.

C’est un pays pétrolier avec une richesse maritime de catégorie A1 qui végète dans une misère ignominieuse. L’administration étatique est paralysée par la corruption systémique, sans aucune capacité de résoudre certains problèmes de base comme rendre le pain de l’instruction accessible à tous.
Bien qu’ils soient des bons à rien, les égoïstes internes ne veulent pas lâcher du lest. Ils manifestent une peur contre les jeunes cadres compétents qui, déçus, continuent d’émigrer vers des terres plus prometteuses. Cette hémorragie du savoir creuse un trou béant dans l’intelligentsia nationale, car nous sommes dépourvus de valeurs qui nous auraient permis de concurrencer la république voisine dans tous les domaines.
Il semble que notre jeunesse ait perdu la honte humaine en profit des intérêts strictement mesquins. A l’école diplomatique de l’ISEI, on avait appris qu’un État doit posséder une banque de ressources humaines capables de traiter d’égale à égale avec le monde extérieur, l’occident notamment
Nous nous demandons comment et pourquoi le Dr Claude Joseph, ex-diplomate de son état, puisse afficher un tel mépris à ses concitoyens, au secteur estudiantin plus particulièrement. Notre diplomatie est en berne. En Espagne, par exemple, elle ne dispose pas d’assez de fonds pour voler au secours des étudiants haïtiens en difficulté. Au Chili, elle manifeste une claire volonté de ne pas octroyer un certificat de bonne vie et mœurs aux ressortissants nationaux, ce qui leur aurait facilité le statut de résidents légaux dans ce pays d’Amérique du Sud.
En vérité, ce déficit aigu ne cesse de nous rappeler la brillance d’anciens diplomates de la trempe d’Anténor Firmin et d’Emile Saint Lot.
Patrick Moise







El cambio que transforma es el cambio mental.
En Haití se necesita una doctrina political clara diáfana, tenemos un pueblo muy obediente a las cosas negativas , y con políticos incompetente necio sin ningún tipo de abilidades humana , no, solo piensan en ellos nunca en el bienestar común o de la nación haitiana , es como si trajeran para otra planeta.