Ce que Frederick Douglass a écrit à Harriet Tubman 29 août 1868

Bibliothèque du Congrès, Washington, D.C.

Ce que Frederick Douglass a écrit à Harriet Tubman 29 août 1868

 

BOUKAN NEWS, 08/30/2026 – En 1868, Frederick Douglass était une célébrité. Harriet Tubman ne l’était pas. Lui jouissait d’une grande renommée. Elle, avait sauvé des centaines de vies.

Tubman jouissait d’une solide réputation locale pour avoir conduit des personnes réduites en esclavage vers la liberté grâce au chemin de fer clandestin, et pour avoir servi l’Union durant la guerre de Sécession.

Mais contrairement à Douglass, dont les discours et les écrits avaient déjà fait de lui un abolitionniste connu internationalement, Tubman avait accompli la majeure partie de son travail dans la clandestinité.

Cette année-là, l’écrivaine Sarah H. Bradford entreprit de préparer une biographie de Tubman afin de raconter son histoire et, en partie, d’aider à atténuer les difficultés financières auxquelles Tubman faisait face après la guerre. Les revenus du livre devaient l’aider à payer ses dettes et à sauver sa maison dans l’État de New York.

Tubman demanda à Douglass d’écrire une lettre attestant de son caractère et de ses accomplissements, destinée à être incluse dans l’ouvrage. Sa réponse, datée du 29 août, fut inattendue : « Vous demandez ce dont vous n’avez pas besoin. »

Douglass estimait que le parcours de Tubman parlait de lui‑même.

Tous deux s’étaient consacrés à la lutte contre l’esclavage, mais leur engagement s’était déployé de manières très différentes. L’activisme de Douglass s’était déroulé principalement en public, lui valant « les applaudissements de la foule ». Tubman, quant à elle, avait risqué à maintes reprises d’être capturée en retournant secrètement dans le Sud pour guider d’autres personnes vers la liberté. Et pendant la guerre de Sécession, elle avait servi l’Union comme infirmière et espionne, et avait même contribué à diriger un raid armé en Caroline du Sud qui libéra plus de 700 personnes réduites en esclavage.

« J’ai œuvré au grand jour, vous, dans la nuit », écrivit Douglass.

Il finit par donner à Tubman l’appui qu’elle sollicitait, louant son caractère et son service extraordinaire. Mais sa lettre offrait quelque chose d’encore plus puissant : il lui disait qu’il avait besoin de son approbation « bien davantage » qu’elle n’avait besoin de la sienne.

par Katie Angell.

 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *