Le regard du Dr Roland Joseph sur les crises internationales dans l’émission The Zoom du 31 mai 2026

Le regard du Dr Roland Joseph sur les crises internationales dans l’émission The Zoom du 31 mai 2026

Dr. Roland Joseph
BOUKAN NEWS, 06/02/2026 – Dans l’émission The Zoom du dimanche 31 mai 2026, animée par le journaliste Erlich Dorelas sur WCEA TV, le Dr Roland Joseph a analysé plusieurs grands dos/siers liés aux tensions internationales, notamment la participation d’Haïti à la Coupe du monde, la crise haïtienne, le conflit entre les États-Unis et l’Iran, ainsi que les récents développements de la guerre entre la Russie et l’Ukraine.
Haïti, la Coupe du monde et l’image internationale du pays
Au cours de l’émission, le Dr Roland Joseph est revenu sur la participation historique d’Haïti à la Coupe du monde, cinquante-deux ans après la participation de la sélection haïtienne au Mondial de 1974. L’analyste politique a profité de l’occasion pour féliciter les Grenadiers tout en mettant en évidence les liens existant entre le sport et les relations internationales.
Selon lui, le sport, notamment le football, représente aujourd’hui un important instrument de « soft power », dans le sens où il peut contribuer à projeter une image positive du pays sur le plan international. De plus, la participation d’Haïti à la Coupe du monde de 2026 peut contribuer à renforcer l’unité nationale, tant en Haïti qu’au sein de la diaspora haïtienne.
Le chercheur a également évoqué plusieurs déclarations et reportages de médias internationaux, notamment CNN, portant sur Haïti. Selon le Dr Joseph, les propos attribués à Zinedine Zidane concernant le potentiel de l’équipe haïtienne constituent un signal extrêmement positif pour la sélection nationale et pour l’image internationale du pays.
Pour l’analyste, ce type de déclaration peut non seulement motiver les joueurs haïtiens, mais également contribuer à projeter une image différente d’Haïti dans un contexte marqué par une grave crise sécuritaire.
La crise haïtienne et le manque de volonté du gouvernement
Abordant la situation nationale, le Dr Roland Joseph a vivement critiqué les dirigeants haïtiens, qu’il accuse de ne pas démontrer une réelle volonté politique de résoudre les problèmes structurels auxquels le pays est confronté, notamment l’insécurité.
Selon l’analyste, le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé chercherait principalement à gagner du temps sur le plan politique tout en consolidant sa position auprès de Washington. Il estime également que certaines stratégies de partage de postes ministériels avec d’autres acteurs politiques rappellent des pratiques observées sous l’administration de René Préval, dans une logique d’équilibre politique visant à limiter les oppositions internes.
Roland Joseph a souligné que, malgré les promesses du gouvernement, le pays demeure paralysé, alors que des civils et des policiers continuent de mourir sous les yeux des autorités. Prenant l’exemple du Salvador, autrefois considéré comme l’un des pays les plus violents d’Amérique latine, le Dr Joseph a expliqué que le leadership du président Nayib Bukele a profondément transformé la situation sécuritaire du pays.
Selon lui, les autorités haïtiennes actuelles privilégient davantage leurs intérêts personnels et politiques que ceux des couches les plus défavorisées de la population.
Le conflit États-Unis–Iran : entre négociation, rapport de force et stratégie géopolitique
Concernant les tensions entre Washington et Téhéran, le Dr Roland Joseph estime que les négociateurs iraniens cherchent actuellement à gagner du temps dans les discussions diplomatiques, tout en maintenant une posture stratégique de résistance face aux États-Unis.
Commentant les déclarations du président Donald Trump laissant entendre que l’Iran accepterait d’abandonner son programme nucléaire militaire, le Dr Joseph a affirmé qu’il demeurait prudent face à ce type d’annonce. Selon lui, même si l’Iran affirme ne pas vouloir développer d’armes nucléaires, ce type d’engagement reste difficile à vérifier dans un contexte marqué par la méfiance stratégique entre Washington et Téhéran. Il estime également que la question nucléaire demeure un levier important dans les négociations entre les deux pays.
L’analyste rappelle que Washington cherche principalement à obtenir de Téhéran des garanties concernant le programme nucléaire iranien, la sécurité dans le détroit d’Ormuz ainsi qu’une limitation de certaines capacités militaires iraniennes, notamment dans le domaine balistique. Les États-Unis souhaitent également éviter toute escalade susceptible de menacer leurs intérêts stratégiques ainsi que ceux de leurs alliés dans la région.
Selon Roland Joseph, une solution diplomatique durable nécessiterait une approche plus équilibrée entre les intérêts stratégiques des deux parties. L’analyste estime qu’aucun des deux États ne souhaite apparaître en position de faiblesse dans les négociations, ce qui complique davantage les discussions en cours.
Le chercheur souligne également que Washington et Téhéran cherchent tous deux à éviter une confrontation militaire de grande ampleur malgré la persistance des tensions régionales. Cette dynamique contribuerait notamment à expliquer l’absence d’accord formel malgré la poursuite des discussions diplomatiques.
Pour le Dr Joseph, les récentes frappes américaines dans le sud de l’Iran illustrent la fragilité persistante du processus diplomatique, d’autant plus que Washington a rapidement précisé que ces opérations ne signifiaient pas la fin du cessez-le-feu en cours. Téhéran a, de son côté, réagi rapidement afin de démontrer sa capacité de résistance face aux pressions américaines.
Le conflit russo-ukrainien et le risque d’escalade régionale
Enfin, revenant sur les derniers développements de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, Roland Joseph a commenté les frappes russes contre Kyiv ainsi que les informations selon lesquelles un drone russe aurait frappé un immeuble en Roumanie.
Le président russe Vladimir Poutine a rejeté ces accusations et demandé une enquête approfondie sur l’origine du drone. Selon le Dr Joseph, ce type d’incident est fréquent dans les conflits armés modernes, où des erreurs de calcul peuvent rapidement survenir entre les différentes parties.
L’analyste rappelle toutefois que la Roumanie représente un acteur particulièrement sensible dans ce contexte géopolitique puisqu’elle est membre de l’Union européenne depuis 2007 et de l’OTAN depuis 2004. En raison de son soutien à l’Ukraine, tout incident impliquant le territoire roumain pourrait contribuer à élargir davantage le conflit et accroître les tensions régionales.
Chaque semaine, retrouvez les analyses du Dr Roland Joseph, contributeur à l’émission The Zoom, animée par Erlich Dorelas sur WCEA TV (Channel 882 Comcast Boston et Channel 1045 Northshore Massachusetts).
Roland Joseph, Ph.D., est chercheur associé au Center for Global Nonkilling (CGNK), activiste pour la paix et le désarmement nucléaire, promoteur infatigable du principe « nonkilling » ainsi que directeur exécutif du Caribbean Center for Nonkilling, Peace, and Conflict Studies (CCNPCS). Il a également contribué aux travaux du Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève à travers des interventions portant sur la situation en Haïti.
Roland Joseph, Ph.D.
Executive Director
Caribbean Center for Nonkilling, Peace, and Conflict Studies (CCNPCS)
Initiative of IGGEP | Supported by the Center for Global Nonkilling (CGNK)
(CGNK holds Special Consultative Status with the United Nations)
Former President, Latin America & Caribbean Working Group (LACWG)
Nova Southeastern University (NSU)

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *