En l’absence d’un organe de contrôle, le gouvernement en place donne l’image d’un véritable foyer de corruption !
BOUKAN NEWS, 03/10/2026 – Il est inconcevable et inacceptable, au XXIe siècle, que le gouvernement puisse administrer le pays sans aucun mécanisme de contrôle, « check and balance ». Par ailleurs, toute personne aspirant à une haute responsabilité étatique, impliquant la gestion de fonds publics, devrait conditionner sa participation à l’instauration d’un Organe de Contrôle de l’Action Gouvernementale (OCAG). Le fait qu’aucun des actuels hauts dignitaires de l’état n’ait formulé cette exigence témoigne déjà de leur consentement à participer au détournement des ressources de l’État. Ainsi, nul ne saurait, après avoir pris part à ce gouvernement « baryè lib », se proclamer innocent s’il est ultérieurement accusé de malversations.
Didier Fils-Aimee, qui s’illustre désormais comme le nouveau chef discrétionnaire du pays à la suite d’Ariel Henry, devrait garder à l’esprit que ce dernier s’est vu empêcher de rentrer en Haïti par des groupes armés manipulés par des puissances étrangères. Il lui appartient donc d’opter pour une stratégie différente s’il veut éviter d’être confronté à une situation similaire.
Afin de garantir la transparence et d’assumer honnêtement ses responsabilités en tant que dirigeant, le Premier ministre se doit d’instaurer un organisme indépendant dédié au contrôle des actions gouvernementales. Persister dans une gestion totalitaire pourrait alimenter la perception mettant en question l’intégrité des élections générales à venir. Il est d’ailleurs pertinent de rappeler l’adage : « Qui dérobe un œuf, dérobe un bœuf. »
Le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) a commis un forfait extrêmement grave en omettant d’instaurer l’Organe de Contrôle de l’Action Gouvernementale (OCAG), tel que prévu par l’Accord du 3 avril 2024. Désormais, ils traînent derrière eux une réputation entachée, assimilés à des parias de la nation accusés de malversations. La population intègre et discrète du pays attend que l’actuel Premier ministre, Didier Fils-Aimee, fasse preuve de courage et d’intégrité en prenant les mesures qui s’imposent. Ce choix serait révélateur de ses qualités d’homme d’État.
Assumer la direction d’un exécutif monocéphale, en contradiction avec la constitution actuelle qui institue un modèle à deux têtes, constitue déjà une infraction grave assimilable à un crime de lèse-patrie. La création de l’OCAG représenterait alors une tentative, certes partielle, d’absolution. Faire fi de cette exigence de bon sens et de légalité demeure inexcusable.
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