Compte à rebours vers le 7 février : l’heure du verdict pour le CPT, la Primature et leurs commanditaires. La souveraineté comme mensonge d’État

BOUKAN NEWS, 02/07/2026 – Ils parlent de « solution haïtienne » avec un aplomb indécent. Ils invoquent la souveraineté nationale alors qu’ils gouvernent en laisse, sous la menace permanente de sanctions, de listes noires et de visas suspendus. Cette souveraineté qu’ils récitent n’est pas un principe : c’est un slogan creux, un rideau de fumée pour masquer une dépendance totale et assumée.
En réalité, le pouvoir en Haïti ne se décide ni au Palais ni à la Primature.
Il se négocie dans les chancelleries, se valide à l’étranger et s’impose au peuple sans consultation. Le patriotisme de ces dirigeants est une farce : bruyant devant les caméras, rampant derrière les portes closes.
Les États-Unis : parrains d’un désastre annoncé
L’ingérence américaine dans les affaires haïtiennes n’est ni un mythe ni une théorie du complot. Elle est documentée, répétée, institutionnalisée. Le processus électoral de 2016, tripatouillé, orienté et certifié de l’extérieur, reste la preuve éclatante que la volonté populaire peut être corrigée lorsqu’elle dérange.
Depuis, la recette n’a pas changé :choisir des hommes dociles, court-circuiter le peuple, appeler cela “stabilité”.
Washington parle de démocratie tout en soutenant des structures illégitimes. Sa complaisance envers le CPT et la Primature de Didier Fils-Aimé ne relève pas de l’aide internationale : c’est une coproduction de l’échec, dont Haïti paie le prix en sang, en exil et en humiliations.
Le CPT et la Primature Fils-Aimé : un même naufrage
Le Premier ministre Didier Fils-Aimé n’est pas une solution.Il est un produit de laboratoire politique, conçu par le CPT, installé pour rassurer l’étranger et anesthésier la colère populaire. Le CPT l’a fabriqué. Le CPT l’a imposé. Le CPT l’utilise. Parler de différence entre la Primature et le CPT est une escroquerie intellectuelle. Ils forment un bloc unique, solidaire dans l’échec, uni dans le mépris. Leur gouvernance n’est pas maladroite : elle est volontairement absente.
Sous leur règne :
-les gangs ont été nourris par l’inaction et parfois par la connivence ;
-les massacres sont devenus des faits divers administratifs ;
-la corruption s’est banalisée jusqu’à l’obscène ;
-des millions de déplacés ont été relégués à l’invisibilité ;
-des enfants meurent de faim pendant que l’État parle d’« inclusion » ;
-des régions entières ont été sacrifiées sur l’autel de la lâcheté politique.
Ils n’ont pas échoué. Ils ont déserté.
Didier Fils-Aimé incarne cette désertion : un Premier ministre sans colonne vertébrale, sans autorité, sans mandat, maintenu en poste non pour gouverner, mais pour servir de paravent institutionnel à un système en décomposition.
Les élites économiques : parasites du chaos
Le secteur privé dominant et les élites politiques partagent la même responsabilité historique. Ils prospèrent sur l’effondrement. Importateurs rentiers, monopoles énergétiques, barons des ports et des douanes : tous ont choisi le chaos rentable plutôt qu’un État fonctionnel. Leur patriotisme s’arrête à leurs bilans comptables. Leur silence face aux massacres est un aveu. Tant que les gangs ne franchissent pas les murs de leurs quartiers protégés,
7 février : non une date, un jugement
Le 7 février est arrivé. Ce n’est pas une échéance administrative. C’est un acte d’accusation. Contre le CPT. Contre la Primature de Didier Fils-Aimé. Contre les politiciens professionnels du vide. Contre les élites économiques prédatrices. Et contre les parrains internationaux qui, au nom de la “stabilité”, ont méthodiquement détruit toute possibilité de souveraineté réelle.
Haïti n’a plus besoin de transitions factices ni de gestionnaires du chaos.
Elle a besoin d’une rupture brutale, d’une reconstruction sans complaisance, et d’une justice qui ne tremble plus. Le temps des mensonges est terminé.
7 février ne pardonnera personne.
Un minimum vital pour sortir de la crise
Pas d’illusions, pas de transition factice; seulement des ruptures claires:
1.Dissolution immédiate du CPTet mise en place d’un gouvernement de salut public à mandat court.
2. Fin du soutien international aux acteurs illégitimes, aide strictement conditionnée à des résultats mesurables.
3.Intervention sécuritaire multinationale sincère, ciblée et limitée dans le temps pour démanteler les gangstérismes, suivie d’un retrait.
4. Refondation de la Police nationale, avec vetting strict et tolérance zéro pour la corruption.
5. Redressement économique d’urgence: travaux publics, relance agricole, emplois locaux contre la rente importatrice.
6. La création de la Cour anti corruption d’exception, dotée de vrais pouvoirs.
Haïti n’a plus besoin de gestionnaires du chaos. Elle a besoin de vérité, de rupture et de responsabilité. Le temps des mensonges s’achève. Aujourd’hui est 7 février.
Pierre R Raymond





