Haïti face au précédent vénézuélien : une responsabilité collective devant l’histoire

Haïti face au précédent vénézuélien : une responsabilité collective devant l’histoire

PIERRE R. RAYMOND

BOUKAN NEWS, 01/04/2026 – Les récents développements au Venezuela doivent être compris, non comme un événement extérieur parmi d’autres, mais comme un signal stratégique adressé à tous les États fragilisés par une crise prolongée de légitimité et de gouvernance. Haïti, compte tenu de son histoire et de sa situation actuelle, ne peut se permettre de rester indifférente à ces signaux.

Il ne s’agit pas de pointer des fautes individuelles, mais d’assumer une responsabilité collective face à un moment critique.
La légitimité politique : un bien commun à préserver
L’expérience vénézuélienne rappelle une réalité fondamentale : lorsque la légitimité institutionnelle s’affaiblit durablement, la souveraineté nationale devient vulnérable. Cette vulnérabilité n’est pas toujours le résultat d’une décision volontaire ; elle est souvent la conséquence d’un enchaînement de crises, de blocages et de méfiances accumulées.
Pour Haïti, la question n’est donc pas de désigner des responsables, mais de reconnaître ensemble que :
la légitimité politique est un bien commun, et sa dégradation affecte l’ensemble de la nation.
Haïti dans un environnement international moins indulgent.
Le contexte mondial évolue rapidement.
Les grandes puissances agissent désormais avec moins de retenue et plus de pragmatisme. Dans cet environnement, les États dont les institutions sont fragiles disposent de peu de marges d’erreur.
Haïti, qui ne bénéficie ni de ressources stratégiques majeures ni d’un poids géopolitique déterminant, doit composer avec une réalité exigeante :
 l’inaction prolongée réduit mécaniquement la capacité de choix national.
Pierre Richard Raymond

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