Les gangs terrorisent le peuple pour bloquer l’installation de Fritz Jean à la tête du CPT

Les gangs terrorisent le peuple pour bloquer l’installation de Fritz Jean à la tête du CPT

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Boukan News, 02/28/2025 – Des informations indiquent que les gangs reçoivent d’importantes sommes d’argent provenant de membres de l’oligarchie haïtienne pour empêcher Fritz Jean de siéger comme coordonnateur du CPT. Les enjeux sont importants : des intérêts économiques et financiers pourraient être affectés par la nomination de l’ancien gouverneur de la banque centrale à la tête du CPT. Notamment dans le secteur bancaire, où quatre oligarques contrôlent 59% des crédits alloués par la BNC, une institution d’État. Cette influence oligarchique, estimée à plusieurs millions de dollars, pourrait être remise en question avec Fritz Jean.

Depuis le coup d’État du 28-29 septembre 1991 contre l’ordre démocratique, une alliance politico-oligarchique a contribué à l’instabilité dans le pays. Elle a été impliquée dans l’enlèvement du président légitime le 29 février 2004 ainsi que dans les événements menant à l’assassinat du président Jovenel Moïse le 7 juillet 2021.

Cette alliance criminelle ne cesse de s’immiscer dans toutes les activités politiques et financières. Le problème avec la répugnante oligarchie haïtienne, c’est qu’elle est parasitaire. Elle n’investit pas, donc elle ne crée pas d’emplois ; elle ne produit pas et importe tout, ceci explique le déficit chronique de la balance commerciale d’Haïti ; elle ne paie pas de taxes, à part quelques exceptions ; elle est raciste et exclusiviste ; elle est sous-développée et rejette la compétition…enfin, elle est antinationale !

La classe politique haïtienne est « vieillie et sans projet ». Elle est à la merci de l’oligarchie et des services secrets internationaux ; elle se spécialise dans le renversement de tout gouvernement, légitime ou pas ; au pouvoir, elle pille les caisses de l’état, elle trafique tout incluant de la drogue, elle est violente et assassine…

Donc, nous sommes en face d’une maudite alliance entre les politiciens pourris et les oligarques corrompus de la bourgeoisie. Tout homme qui exprime des sentiments modernes de la gestion de l’état doivent être passées par l’épée !

C’est dans ce contexte particulier que des gangs sont enrégimentés pour empêcher la troisième transition de pouvoir entre Lesly Voltaire et Fritz Jean. Depuis l’application de l’accord du 3 avril 2024, la présidence en Haïti est assurée de manière tournante. Ainsi, tous les 5 à 6 mois, un membre du « Conseil Présidentiel de Transition (CPT) » doit coordonner les activités de l’exécutif spécial. Le groupe armé dirigé par Barbecue prévoit de réitérer l’opération de l’année précédente, au cours de laquelle le premier ministre Ariel Henry a été contraint de démissionner en avril 2024, après avoir été empêché de revenir au pays à la suite d’une visite au Kenya.

Qui a effectivement le contrôle des gangs dans le pays ayant le pouvoir de les mobiliser quand bon leur semble pour atteindre des objectifs mercantiles et groupusculaires.

Pour comprendre ce phénomène, il faut revenir en arrière. Ariel Henry démissionna officiellement le 24 avril 2024. À cette période, les gangs transformaient la capitale haïtienne en une zone de conflit intense. Ces groupes attaquèrent l’aéroport international « Maïs Gâté » et incendièrent la plus grande prison du pays, libérant ainsi plus de 4000 détenus qui rejoignirent leurs rangs. Ces événements causèrent la mort d’environ 300 personnes. Parallèlement, Ariel Henry décida de revenir en Haïti malgré ces circonstances. Il prit un vol pour Saint-Domingue, mais les autorités de ce pays lui refusèrent l’entrée. Il tenta de louer un avion privé, mais cela lui fut également refusé. Finalement, il débarqua à Porto Rico, où il passa quelques jours avant de s’installer définitivement en Californie.

Bien que les gangs exercent une mainmise notable en Haïti, ils ne possèdent pas d’influence géopolitique à l’échelle internationale. L’écartement d’Ariel Henry du pouvoir est le résultat d’une collaboration étroite entre des forces locales et internationales. Donc, on peut conclure que les gangs haïtiens ont des ramifications internationales de haut rang pour lesquelles ils seraient rémunérés. Sommes-nous en face de la répétition des événements de mars 2024 qui conduisaient à l’évincement d’Ariel Henry du pouvoir ?

Il existe une lutte acharnée pour le contrôle du CPT, impliquant de considérables ressources financières. L’alliance politico-oligarchique utilise des gangs criminels pour influencer l’équilibre du pouvoir en leur faveur. Normil Rameau, directeur de la Police Nationale d’Haïti (PNH), rencontre une forte résistance en tentant de reprendre le contrôle de certaines transactions financières liées à l’achat de biens pour l’institution policière. Il est rapporté que des sommes importantes sont régulièrement dépensées pour l’acquisition de matériel pour la PNH. Cependant, ces équipements ne sont pas toujours livrés comme prévu, ou seulement partiellement disponibles dans les entrepôts de la PNH.

Les gangs tirent parti de la lutte interne entre le Premier ministre Didier Fils-Aimé et le directeur général de la Police Nationale d’Haïti (PNH), Mr Normil Rameau. Le Premier ministre, fidèle allié de l’oligarchie, reçoit d’intenses pressions pour remplacer le directeur général de la police. Les oligarques exigent le départ de M. Rameau et envisagent de le destituer avant la prise de fonction de M. Fritz comme nouveau coordonnateur du CPT.

À mesure que Fritz Jean se prépare à assumer la direction de l’exécutif, on anticipe une période marquée par des tensions sécuritaires accrues et des violences. Cette situation risque d’affecter gravement la population de la capitale, qui pourrait en subir les conséquences dans la lutte pour le contrôle du pouvoir politique.

Selon une source, les récents actes de violence perpétrés à Port-au-Prince auraient pour but de contraindre Fritz Jean à renoncer à ses fonctions de coordonnateur du CPT. Étant donné les relations historiques étroites entre les gens du nord et le pouvoir tout au long de l’histoire du pays, il est peu probable que cette stratégie réussisse.

Boukan News

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