Jimmy Carter: un MAPOU qu’Hayti aurait pu utiliser

Boukan News, 12/31/2024 – Jimmy Carter, 39ᵉ président des États-Unis (1977-1981) et lauréat du prix Nobel de la paix en 2002, vient de mourir à l’âge de 100 ans. Il fut connu pour son engagement en faveur des droits humains et des solutions pacifiques aux conflits. Contrairement à d’autres leaders américains, Carter a souvent adopté une approche humanitaire et très diplomatique dans ses interventions internationales. Dans le contexte Haytien, marqué par des crises politiques chroniques et une pauvreté endémique, son style aurait pu représenter une alternative unique à celui de Bill Clinton sous Barack Obama.
1. Le parcours de Jimmy Carter
Carter, un démocrate, a dirigé les États-Unis à une époque de tensions mondiales, notamment la crise des otages en Iran (4 novembre 19879- 20 janvier 1981). Après son mandat, il s’est concentré sur des missions humanitaires via le Carter Center, travaillant sur des questions comme les élections libres, la santé mondiale et la résolution des conflits.
2. Son style de leadership
Jimmy Carter privilégiait la diplomatie préventive et une approche axée sur la coopération et la justice sociale. Il préfère agir en tant que médiateur, favorisant des solutions locales et durables aux problèmes internationaux.
3. L’approche humanitaire de Carter
Contrairement à une approche interventionniste, Carter aurait mis l’accent sur le développement communautaire et les initiatives en faveur des droits humains. Son travail au Carter Center a montré son intérêt pour l’autonomisation des populations locales.
4. La situation en Hayti sous Clinton et Obama
Bill Clinton, tout en jouant un rôle majeur dans la reconstruction d’Hayti après le séisme de 2010, a été critiqué pour ses politiques perçues comme favorisant les intérêts étrangers. Obama, pour sa part, s’est appuyé sur une approche pragmatique, mais limitée dans ses engagements en Hayti.
5. Carter en tant que médiateur en Hayti
Si Carter avait été impliqué directement dans la crise conjoncturelle, il aurait probablement cherché à établir un dialogue inclusif entre les élites politiques Haytiennes, la société civile et la diaspora, tout en évitant l’ingérence directe.
6. Renforcement des institutions démocratiques
Durant ces deux dernières décennies, à coup sûr, Carter aurait insisté sur le renforcement des institutions démocratiques Haytiennes, notamment en soutenant des réformes électorales et judiciaires pour instaurer un État de droit.
7. Priorité à l’autonomisation locale
Contrairement aux programmes d’aide dominés par des acteurs étrangers, surtout après le séisme du 12 janvier 2010, Carter aurait misé sur des initiatives dirigées par les Haytiens, en favorisant l’éducation, la santé et l’agriculture locale.
8. Gestion des crises politiques
Sa capacité à dialoguer avec des parties opposées aurait permis de désamorcer les crises politiques répétées en Hayti, comme il l’a fait ailleurs, notamment en Corée du Nord.
9. Diplomatie régionale et internationale
Carter aurait plaidé pour un partenariat renforcé entre Hayti et ses voisins, en mobilisant les pays de la Caraïbe et de l’Amérique latine pour une approche collective des défis Haytiens.
10. Un plaidoyer global pour Hayti
Grâce à sa stature internationale, Carter aurait attiré l’attention de la communauté internationale sur les besoins d’Hayti, tout en insistant sur le respect de sa souveraineté.
11. Une approche inclusive
Carter aurait travaillé avec les acteurs marginalisés, tels que les femmes et les jeunes, pour promouvoir un développement équitable et durable.
12. Réponse aux catastrophes naturelles
Fort de son expérience dans des projets de reconstruction, il aurait insisté sur la résilience climatique et le développement durable pour réduire la vulnérabilité d’Hayti.
13. Lutte contre la corruption
Carter aurait priorisé la transparence et la lutte contre la corruption, en soutenant des mécanismes de gouvernance axés sur la reddition de comptes.
14. Une vision à long terme pour Hayti
Plutôt que des interventions ponctuelles, Carter aurait proposé un plan, à long terme, axé sur le développement humain, la stabilité politique et la prospérité économique.
Conclusion
Si Obama avait choisi Carter pour superviser les relations avec Hayti, le pays aurait bénéficié d’une approche profondément humaniste et durable. Carter aurait favorisé une autonomie réelle pour Hayti, en mettant l’accent sur la justice sociale, les droits humains et le développement local. Bien que le défi soit immense, son engagement sincère aurait pu amorcer une transformation significative pour le pays de Dessalines.
Jean Rathon Gelin Dominicanologue, Diplomate de formation et Spécialiste en histoires caribéenne et latino-américaine





