« Coupables »
Reconnaissons-le enfin
Pour avoir pris le chemin
De l’exil et de la facilité
En quête de la sécurité
Sans velléité de retour
Et clamant tous les jours
Vouloir y revenir un jour
II
Reconnaissons-le enfin
Fuyant la misère et la faim
Éventuellement des sévices
Autant que des sacrifices
Par un très bel après-midi
Nous avons simplement fui
Trouvant bien plus propice
D’offrir nos bons services
Ainsi que notre savoir faire
Sous d’autres portes cochères
III
Admettons-le enfin
Nous avons pris le train
Refusant de nous battre
De nous fendre en quatre
Enfin contre l’inacceptable
Qui frisait hélas l’irréparable
IV
Nous sommes sinon coupables
Du moins tous responsables
Si ce pays est éclaboussé
Et réduit à la mendicité
VI
Avec nos divisions morbides
Nous avons créé ce grand vide
Qui suscite avec irrévérence
Cette déplorable ingérence
VI
Quand nous reconnaîtrons
Que toutes nos divisions
Entretenues à dessein
Concourent à notre fin
Il sera temps pour nous
De ne plus jouer aux fous
D’emprunter la passerelle
De la révolution culturelle
VII
Ainsi quand nous réaliserons
Que nous sommes les pelotons
De notre propre rédemption
Nous retrousserons nos manches
Et alors sans esprit de revanche
Nous remonterons les marches
Conduisant à l’ultime arche
Celle de la grande dignité
Que procure la solidarité
SHM av.






Mwen te vlé rete an silance m’en mwen realize ke mwen ka ajouté ke lè yon moune ap goumen ak prop têt ou, ou aplé a detri têt ou.
Ayicien nou ce Yon sel é nou sipoze réglé problèm nou nan la pè avek lanmou pou yonn ak lot. Paske lè de Moun ap goumen épi youn Pete de gren Gé lot, yo tou lèdé vinn avèg é tout moune pakonnen kote yo pralé.
Ce sou rout saa Ayiti yé laa.
A moun ki ap li é tandé, Salut !