50 mercenaires séjourneraient en Haïti, le CPT demande des comptes à Gary Conille
Boukan News, 10/30/2024 – Des informations persistantes circulent depuis 3 jours à Port-au-Prince sur l’éventuelle présence de 50 mercenaires étrangers dans le pays. D’après diverses sources, il semblerait que des hommes d’affaires haïtiens ont débloqué environ 20 millions de dollars américains pour recruter ces hommes armés.
Les mercenaires se trouveraient en Haïti pour aider quatre hommes d’affaires à sécuriser leurs investissements dans le pays, principalement au niveau des ports. Cette décision a été prise du fait que les activités des bandits constituent un obstacle majeur à l’importation. Les propriétaires des bateaux étrangers menacent de ne plus jeter l’ancre dans les principaux ports du pays, publics et privés, s’ils n’ont pas la garantie sécuritaire nécessaire.

Gary Conille, dans un premier temps, aurait refusé de signer l’autorisation qui permettait aux mercenaires d’entrer dans le pays. Car, ces tueurs professionnels exigent des passeports diplomatiques comme l’une des conditions d’opération. Cette demande est due au scandale éclaté au mois de février 2019 lorsque 7 mercenaires, 5 américains et 2 serbes, furent arrêtés à Port-au-Prince. Ces mercenaires, sont-ils déjà en possession de ces passeports diplomatiques ?
Le vendredi 25 octobre dernier, au cours d’une réunion à « Papaye Restaurant », on aurait remarqué la présence du PM Gary Conille, de la ministre Dominique Dupuy et certains des mercenaires. Il semblerait qu’une seule réunion n’était pas suffisante pour conclure cette juteuse affaire, le lendemain on aurait organisé un dîner chez la chancelière haïtienne, probablement pour célébrer l’accord passé. La brûlante question qui se pose, qui sont les bénéficiaires de cette transaction nauséabonde ?
Le Conseil Présidentiel de Transition a convoqué le premier ministre Gary Conille pour ce mercredi 30 octobre 2024 afin de s’expliquer sur ces rumeurs persistantes à propos de la présence des mercenaires dans le pays. Toutes ces tractations, seraient réalisées sans l’autorisation du Conseil Présidentiel de Transition ?
Le journal a contacté la primature, mais sans réponse !
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