Gilles, Claude, Moïse : le trinôme de l’infamie !

Boukan News, 07/26/2024 – L’implication de certains membres du CPT dans des tractations « awousa » et nauséabondes ne surprend personne, pas même le chien qui aboie. C’était même attendu. Toutefois, la république doit faire face à cette dérive puante qui salit la plus haute institution étatique actuelle. Des mesures doivent être prises contre les sieurs déchus : Louis Gerald Gilles, Emmanuel Vertilaire et Smith Augustin. Cependant, ces énergumènes ne s’initient pas individuellement dans cette forfaiture sans l’exigence ou la complicité des organisations politiques qu’ils représentent au sein du CPT.
Donc, au nom de l’éthique et du bon sens, avant même que la justice se prononce sur leurs cas, il faut appliquer l’accord du 3 avril qui avait déjà prévu des dispositions en ce sens. C’est-à-dire, remplacer les oranges pourries. Cependant, on ne peut pas choisir dans les mêmes paniers pourris, il faut inventer une autre formule afin de conjurer une fois pour toutes la répétition d’une telle pratique vilaine. Comment y procéder ?
Il faut initier un processus de rectification au sein de tout l’appareil de l’État, en particulier le CPT. La modification de l’accord du 3 avril est une nécessité qui s’impose à tous, il y a lieu de réduire le rôle des partis politiques dans le processus transitionnel lié au Conseil Présidentiel de Transition-CPT. Car, il y a un contraste flagrant à écarter, il faut enlever le beurre devant les chats de la politique, parce que certains d’entre eux veulent « le beurre et l’argent du beurre ». Pour concrétiser tout cela, il faut renforcer la présence de la société civile au sein du CPT, en remplaçant les trois corrompus, Gilles/Vertialire/Smith par des citoyens honnêtes issus de la société civile à l’intérieur du pays et de la diaspora. Ensuite, il faut que tous les membres du CPT soient détenteurs de droits de votes, finir avec cette niaiserie de conseillers présidentiels au rabais. Sans oublier de mettre fin à l’ânerie de la présidence tournante, Jean Gardy Leblanc peut rester en poste pendant toute la transition.
Les secteurs politiques impliqués dans la tentative flagrante de corruption avérée perdent automatiquement le privilège de sélectionner d’autres corrompus pour faire partie du CPT. Car, l’avocat Sonnet Saint-Louis a déclaré être en possession de preuves irréfutables et accablantes de chantage à l’endroit du patron de la Banque Nationale de Crédit-BNC, en l’occurrence Mr Raoul Pierre-Louis. D’ailleurs, les organisations politiques, telles que : « Pitit Dessalines, EDE et Accord du 21 Décembre » sont de douteuses réputations. Les noms de leurs leaders sont toujours impliqués dans des scandales de corruptions, d’assassinats, de vente de postes…on parle de : l’ancien chancelier/premier ministre Claude Joseph, impliqué dans l’assassinat du président Jovenel Moise et du scandale de corruption qui a secoué l’ambassade d’Haïti à Washington ; l’ancien maire/sénateur Moise Jean Charles, lui-même est accusé dans l’assassinat du citoyen Guy Adrien Salvant ; l’ancien sénateur Gerald Gilles est connu dans le milieu politique comme un grand brasseur d’affaires qui ne recule devant rien pour assouvir ses appétits politiques et monétaires. En ce sens, il est très possible de les évacuer du jeu politique !
Il est plus facile de modifier l’Accord du 3 Avril 2024, parce que ce n’était pas un document d’État, du fait qu’il n’avait jamais été publié dans le journal officiel de la république. Il faut faire vite, l’idée d’une troisième transition hante la nation, et cela fait peur. En quelque sorte, il faut entreprendre tout ce qui est possible pour rapidement replâtrer le CPT afin de continuer de mettre le cap sur les élections, tout en prenant des mesures drastiques pour éliminer les gangs sur toute l’étendue du territoire national.
Le premier ministre Gary Conille peut toujours rester en place. Il faut éviter aussi de revenir à la réalité politique sous l’administration d’Ariel Henry, lui qui dirigeait le pays sans aucune balance de pouvoir. Ce qui constitue un contraste grave au fonctionnement normatif d’une république moderne et démocratique.
Il faut sauver cette dernière transition !
Joel Leon






How van I get more information?
Notre pays a besoin d’un pouvoir qui n’est pas si démocratique aujourd’hui, d’un leader ou d’un chef d’État, c’est ce dont nous avons besoin pour qu’Haïti atteigne ses objectifs. Dans la phase dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui, je ne vois pas la nécessité pour le gouvernement remplacer les 3 autres membres du CTP. Donc comme il y avait 7 membres, 3 sont tombés le gouvernement va juste ajouter l’accès au vote avec l’un des 2 membres observateurs, dans le but de faciliter le vote délibération. La raison est claire : la priorité du gouvernement est de sécuriser le pays et d’organiser des élections dans quelques mois.