Ces Jeunes…Ces jeunes Haïtiens…de Deux Mondes Parallèles !

Boukan News, 10/01/2023/- Ces jeunes qu’on arme et qui sont prêts à tout : Intimider, voler, violer, tuer pour Une non-cause…Pas de cause valable ! Mais la soif de faire du mal à son prochain. Pour un morceau de pain, des vêtements flambant neuf, l’argent facile, la débauche sexuelle…D’où viennent-ils ?
Ces Jeunes qui, entre deux crépitements d’une mitraillette,
Kalashnikov, AK- 47, T-65, envoient leurs semblables, aussi dépossédés qu’eux, aussi désespérés qu’eux, aussi pauvres qu’eux ad patres…pour ne plus revenir…Qui sont-ils ?
Ces jeunes, dis-je !
Dans quelle famille ont-ils appris à aimer eux-mêmes, leurs parents, leurs voisins, leur communauté, et Servir Haïti et son peuple ? Quelle famille !
Dans quelle école ont-ils reçu enseignement et orientation pour devenir un citoyen Haïtien avec des droits et des devoirs, à respecter Les symboles d’identité, d’unité et de fierté du peuple Haïtien ? Quelle école !
Dans quelle église, quel temple, quelle salle, sous quelle « Tonnelle », quel Péristyle ou Oumfort ont-Ils l’habitude de s’agenouiller pour écouter Une narration sur les Prouesses d’anciens esclaves, nos trisaïeuls, priant leurs dieux qui Les Ont aidés à bloquer la bouche des canons à Feu pour qu’ils se libérassent de leurs chaînes séculaires?
Ces jeunes Haïtiens qui tuent sans état d’âme ! Sans regrets ! Sans Remords !
Dans quelles institutions publiques sont-ils assermentés pour prendre les armes en vue de servir Haïti et de défendre et son peuple et ce sol sacré qui peine à être embelli et honoré à cause de son histoire épique ?
Qui les a guidés ? Qui les a encadrés ? Quels modèles de comportement d’intégration sociale ont été présentés à eux pour être suivis comme références et voies de succès ?
Aujourd’hui,

Qui pleure ces Jeunes Haïtiens – quand ils sont surpris en flagrant délit d’abus indescriptibles et de forfaits gratuits et inhumains et qui voient leur cervelle volée en éclats sous le poids de blocs cylindrés Ou de pierres robustes lancés par des Jeunes pairs rêvant de vivre dans leur quartier avec le peu dont Ils disposent, mais en paix… ?
Qui, en ce moment, tend à s’apitoyer sur le sort de ces Jeunes Haïtiens à qui on a offert la voie du terrorisme comme Moyen de s’enrichir sans travailler et sans transpirer et, quand la bouche de leurs armes crachant le feu est bloquée, voient leurs cadavres déchiquetés, trainés d’un bout à l’autre de nos ruelles poussiéreuses, dépavées, délabrées et Pulvérisés de façon drastique et dramatique sous la chaleur torride des pneus enflammés ? Sans sépulture. Sans pierre tombale. Sans Ci-Gît. Sans des cris foudroyants d’un cœur endolori d’une tendre mère ou d’une affectueuse cousine… ?
Ils sont partis comme ils sont venus. Comme ils ont vécu. Dans la tourmente. La turpitude. Le plus parfait anonymat…Créations, produits et victimes d’une Société sans cœur, sans âme qui se reproduit en s’auto-détruisant Tant Les contradictions de groupes d’intérêts loin de s’affaiblir Se renforcent au contraire…au fil de la spirale cauchemardesque du temps présent et lointain ? Quand Les solutions proposées sous le poids de la domination étrangère renvoient presqu’irrémédiablement aux calendes grecques…Passe partout d’un côté. Intervention militaire de l’autre.
Qui veut et va pleurer ces Jeunes terroristes dans Un territoire habitué à voir évoluer dans le temps des « gens de bien » (Les Tainos) Mais aussi des rebelles ( Les Marrons du Syllabaire et de La Liberté, Jean Fouchard), forgeurs de vies nouvelles et d’hommes nouveaux?
Personne. Exécrés, ils le sont avant et le seront après leur mort.
Mais, Dans cette nouvelle Société Haïtienne en gestation qui ne sortira absolument pas de la « matrice féconde du monstre » pervers (José Marti) qui a accouché 1915, 1957, 1991, 1994 et 2004, commencent à poindre à l’horizon des disques multicolores annonçant Une nouvelle saison d’unité et d’harmonie…entre Les Haïtiens…Les Jeunes Haïtiens. N’y voyez surtout pas des tours de prestidigitation…Du Haut du Massif de La Selle et du Pic Macaya leurs rayons de beauté lumineux s’annoncent vivides et vivifiants.

Par milliers, ils (Jeunes Haïtiens et Haïtiennes) sont partis au cours de ces dernières décennies à la recherche de cieux plus cléments. Désenchantés, ils redécouvrent le pays qu’on leur a caché. Sa beauté. Sa langue. Son histoire. Sa culture. Sa musique…Ses danses. Sa cuisine…son littoral Marin incomparable…et surtout son peuple. Son grand peuple se débattant nuit et jour comme Un Diable dans Un bénitier, dans des conditions plus que précaires pour essayer de donner Un sens à la vie…
Par eux-mêmes. Ils Hument profondément l’odeur, le parfum de cette terre desséchée avec des trésors cachés sur laquelle s’asseyent Les vautours déguisés en Humains pour en jouir tout en y installant des cordons de sécurité d’une opacité monstrueuse, façon à décourager Les plus intrépides…
Par dizaines, par centaines, …Ils commencent à s’engager dans des actions entrepreneuriales, caritatives, syndicales, organisatrices. Ils s’impliquent en dénonçant, en pourfendant les vilains, Les bons à rien, Les beaux parleurs, les “ s’en va-t’en- en guerre “ en politique pour des plats de lentilles et gains personnels immédiats… Ils refusent avec raison de se lancer dans cette voie infâme montrée Mais non tracée et lactée……
Avec ces jeunes du dedans et du dehors qui entendent faire la différence positivement en essayant de rétablir L’unité guerrière d’avant 1804, nous pouvons déclarer péremptoirement que Les beaux jours d’Haïti ne marchent plus à pas de tortue à l’arrière garde mais comme dans Un marathon à l’avant garde pour contrer Les nouveaux défis qui ne manqueront pas de surgir dans la Nouvelle Haïti.
Alors, à la maison, Les questions relatives à la Bonne marche de la Cité, de la communauté, de la Société comme Un tout en général ne seront plus écartées parce que le pouvoir politique en place ne peut plus châtier en réprimant, emprisonnant, disparaissant, Exilant et même en tuant… des pas importants ayant été franchis en ce sens…
A l’école, au niveau secondaire Les visites guidées de nos sites historiques, archéologiques et architecturaux, nos ateliers de travail en milieu rural, seront obligatoires dans le curriculum pour chaque élève Haïtien avant de boucler ses études…L’Haïtien nouveau surgira sans tambour ni trompette.

Que dire de Nos Houngan et mambos, de nos prêtres, pasteurs et évangélistes de toutes Les confessions Chrétienne, quelle place occupera la spiritualité Haïtienne avec sa propre histoire, son propre parcours pour la passer à de Jeunes Haïtiens et Haïtiennes désireux de compléter Ou d’intégrer l’histoire biblique des Temps anciens en Moyen Orient à leur histoire particulière et singulière des Temps Modernes en Haïti…?
Construire la nouvelle Haïti au bénéfice de tous les Haïtiens se situe au carrefour de ces deux mondes de Jeunes Marchant parallèlement et en sens contraire. L’un à contre-courant de l’histoire. Et l’autre s’inscrivant dans le sens ou le courant d’une histoire étincelante écrite par Les classes travailleuses qui promeut, éclaire, solidifie et perdure…
Haïti ne mourra pas. Jamais.
Wilfrid Supréna
Photo : Haiti Liberté





