Ariel Henry et William Ruto (Kenya), deux fieffés menteurs !

Boukan News, 09/27/2023 – Ariel Henry, sans aucun embarras patriotique, annonce facétieusement l’arrivée des troupes étrangères dans le pays. La réalité est qu’en dépit des tapages du premier ministre haïtien, du président kenyan et des pays du CORE GROUP, nous sommes très loin de la matérialisation de leur souhait éhonté. Car, en premier lieu il faut convaincre la Chine et la Russie, deux membres permanents du Conseil de Sécurité, à voter en faveur de la résolution !
Les cinq nations (Etats-Unis, Chine, Angleterre, Russie, France) dotées de droit de veto au sein du Conseil de Sécurité ne sont pas sur la même longueur d’ondes sur l’envoi de la mission internationale de maintien de la paix en Haïti. Il s’agit de la Chine hégémonique et de la Russie multipolaire. Ces deux puissants états économiques et militaires garantissent de voter contre toute résolution d’envoi de troupes en Haïti si Ariel Henry est toujours au pouvoir. Pour Vladimir Putin et Xi Jinping, l’actuel premier ministre haïtien est un leader illégitime et incompétent, de ce fait toute décision d’acheminer des soldats de l’ONU en Haïti constitue un appui tacite au régime.

En filigrane, pour que l’occident ait les votes chinois et russes il faut nécessairement qu’ils révoquent Ariel Henry par un autre tweet comparable à sa nomination il y a plus de deux ans de cela. Dans ce cas de figure, les jours de Mr Ariel Henry au pouvoir sont comptés. Toutefois, il ne faut pas être naïf, à savoir que ce sont les intérêts économiques, financiers, stratégiques, géopolitiques…qui déterminent les choix définitifs des puissances. La désaffectation des missiles soviétiques à Cuba en 1963 est l’exemple le plus flagrant de la trahison qui a toujours marqué la coopération internationale. A cette époque, en dépit des liens idéologiques entre Fidel Castro et Nikita Kruschev, l’Union Soviétique priorisait ses avantages avec les Etats-Unis qui acceptaient de faire retrait de ses missiles nucléaires placés en Turquie et en Italie, en échange des missiles soviétiques à Cuba. Donc, il est toujours possible pour que les Chinois et les Russes votent en faveur de la honteuse résolution de l’ONU contre Haïti.
De retour en Haïti après avoir assisté à la 78e Assemblée Générale des Nations-Unies, le premier ministre a déclaré que : « Lors de ma rencontre avec le président Kényan, William Ruto, il m’a assuré que les policiers et les soldats de son pays commencent déjà à s’entraîner et à faire leurs bagages pour venir nous aider. Ils n’attendent que le feu vert du Conseil de sécurité des Nations unies pour débarquer ». La décision de débarquer des troupes étrangères en Haïti via les Nations Unies n’a rien à voir avec le président du Kenya ou d’Ariel Henry, il revient uniquement au Conseil de Sécurité d’adopter une résolution en ce sens. Le leader du Kenya peut dire ce qu’il veut, mais ce n’est rien d’autre que des souhaits. Il n’a pas un mot à dire qui fera vraiment le poids dans cette entreprise.
William Ruto, « The Occident Errant Boy»

Qui est le Dr William Ruto : Il est un homme politique du Kenya qui, avant d’être président, occupait plusieurs postes d’État, tels que : parlementaires, ministres, vice-président. Il s’agit d’un politicien professionnel qui a été élu président à partir d’une élection présidentielle très controversée, en 2022. Il a fallu l’intervention de la Cour Suprême pour décider lequel des deux candidats, Williams Ruto ou Raila Odinga, comme gagnant de ces élections. Finalement, le Dr Ruto a été retenu comme au détriment de Mr Raila, ce dernier critiquait la décision mais ne l’avait pas rejeté.
Mr William Ruto a un passé politique fortement marqué par des scandales de toutes sortes. Notamment, en 2010, la « Cour Pénale Internationale » l’avait accusé de « Crimes contre l’Humanité » pour avoir commandité l’incendie d’une église. Dans la livraison du www.abc.net, « Une femme a raconté au tribunal qu’environ 3 000 jeunes armés de machettes avaient encerclé l’église du village de Kiambaa le jour du Nouvel An 2008, où elle et environ 2 000 autres se cachaient ». Au cours de ce massacre, 35 personnes ont été brûlées vives, dont des femmes et des enfants. Au cours de cette violence électorale, plus de 1000 individus furent tués et plus de 500.000 avaient pris la fuite pour échapper à la violence orchestrée par William Ruto lui-même, selon la justice internationale. Cela me rappelle étrangement l’attaque perpétrée à l’église Saint-Jean Bosco en Haïti, le 11 septembre 1988.
Au cours de l’année 2004, Mr Ruto était poursuivi devant la justice pour avoir volé une forte somme d’argent de « Kenya Pipeline Company », une compagnie de l’État du kenya. Toutefois, il a été acquitté dans des conditions peu catholiques.
Ensuite, Mr William Ruto a été épinglé dans plusieurs affaires de vols de terrains. En 2013, il avait plaidé coupable dans une affaire d’acquisition illégale de terres, il a payé 5 millions de shillings aux victimes. Au cours de cette même année, l’actuel président du Kenya était poursuivi devant la justice de son pays pour avoir volé de l’argent d’une institution de l’État.
Selon « Daily Nation », au cours de l’année 2019, William Ruto a été chassé d’un terrain dans la localité de Uasin Gishu. Parce qu’il avait confisqué illégalement 900 acres de terre.
Donc, le président du Kenya n’est pas un saint. Son alliance avec Ariel Henry était prévisible. Donc, ils s’entendent pour humilier Haïti !

William Ruto souhaite un rapide débarquement en Haïti. Car, les soldats venant du Kenya injecteront environ 200 millions de dollars dans l’économie à partir de leur participation dans la mission de maintien de la paix. Ce pays a besoin de ces capitaux frais pour renforcer son économie déjà stagnante, du fait que Mr Ruto avait décidé de ralentir considérablement ses relations d’affaires avec la Chine au profit de l’Occident. Il est empêtré dans un affrontement géopolitique, parce que les promesses faites par l’occident s’attardent à se matérialiser. Ses promesses électorales vis-à-vis du peuple kenyan qui reposaient sur celles de l’occident commencent par créer des frictions au sein de la population. Car, le trou béant créé par le désengagement chinois reste encore non comblé. Donc, Williams Ruto, « the Occident boy », qui rêve de devenir l’incontestable leader du continent africain, se trouve dans une situation délicate. Il entend utiliser mercantilement la crise Haïtienne, l’extension du continent africain dans le nouveau monde, pour se refaire une santé économique.
Il faut mentionner que d’autres dividendes peuvent en suivre. De réputation, il est probable que Mr Williams Ruto reçoive aussi des pourboires en échange de son engagement de diriger cette mission de la « muerte » en Haïti.
« Miami Herald » a rapporté dans son édition du 26 septembre une liste de pays, dont la Jamaïque, l’Espagne, l’Italie, Bahamas, Antigua…qui sont prêts à participer dans la 4e occupation d’Haïti. Cependant, ils ont omis de mentionner le nom de la république dominicaine, dont son président, Mr Luis Abinader, a signé un accord avec William Ruto du Kenya, en marge de la 78e assemblée générale des Nations-Unies, pour coopérer avec la force armée occupante de Kenya en Haïti. On n’a pas précisé le type de coopération. La république Dominicaine, va-t-elle envoyer des troupes en Haïti aussi, un rêve de près de deux siècles pour se venger des Haïtiens qui se rendaient dans la partie de l’est pour chasser les Espagnols. Ils peuvent en profiter pour détruire et stopper la construction du canal en cours, qui sait !
Comme je l’ai toujours écrit, on attend pour voir !
Joel Leon





