LAURENT LAMOTHE : UN AUTRE VAUTOUR PHTÉKISTE À L’APPÉTIT GARGANTUESQUE.

Pennsylvania, USA, 06/05/2023 – S’il restait encore l’ombre d’un doute dans l’esprit de certains que l’ancien Premier ministre “tèt kale”, Laurent Lamothe est un kleptomane accompli, le Département d’État américain vient de le balayer par cette information pour le moins accablante. Car selon Antony Blinken, celui qui est tristement célèbre pour avoir construit 25 stades fantômes a siphonné au moins 60 millions de dollars des maigres ressources d’Haïti !

La locution adverbiale au moins employée ici suggère que le montant doit être vu à la fourchette basse. Peut-être qu’on ne saura jamais avec certitude la quantité de pognon que ce galapiat a pu détourner. Les banques de Suisse ainsi que les paradis fiscaux de certains îlots de la Caraïbe en ont peut-être leurs coffres bien remplis en toute libéralité. Il se peut aussi que le gouvernement américain se soit montré très conservateur dans la divulgation de ce chiffre pour ne pas antagoniser le climat politique déjà volatile existant en Haïti. Car, après tout, Lamothe peut se targuer d’avoir été naguère un fervent dévot des Américains.
Quand on sait que monsieur Lamothe n’a passé que seulement deux ans et demi à la tête de la Primature, pas besoin d’être calé en math pour savoir qu’il a empoché près de deux millions de dollars par mois. Il y a de nombreux athlètes évoluant dans des disciplines sportives savamment prisées qui ne rêveront jamais d’un tel salaire. Mais la triste réalité veut qu’en Haïti n’importe quel vaurien peut devenir riche comme Crésus grâce à cette entreprise dynamique qu’on appelle politique et qui produit des millionnaires en un court laps de temps.
Soixante millions de dollars peuvent ne pas représenter un grand pactole pour les pays développés mais pour nous en Haïti, cet argent aurait pu servir au développement du secteur infrastructurel quasi inexistant du pays. Mais l’avarice de l’ancien Premier a été si démesurée qu’il considérait les tiroirs du Trésor public comme sa propre tirelire.
Le Secrétaire d’État américain, par le truchement duquel l’information a été ébruitée en a profité pour annoncer que suite à cette découverte, l’ancien chef de la Primature est déclaré persona non grata sur le sol américain.

Autant qu’on applaudit cette mesure, il est important de souligner qu’elle doit être reçue avec un bémol. En fait, le Secrétaire d’État américain ne nous a rien appris de neuf sur l’individu que nous n’ayons déjà su. On savait tous ce à quoi se livrait le cancrelat. Certes, on ne lui prêtera pas des capacités académiques distinctives mais s’agissant de la malversation, il s’y connaît comme un as de telle sorte qu’il est sorti plein aux as.
« Ti manman cheri », le dollar cinquante sur les transferts d’argent, ainsi que le prélèvement d’une taxe arbitraire sur les appels téléphoniques sont entre autres autant de programmes bidon concoctés par Lamothe pour traire le lait de la vache efflanquée que représente Haïti.
Non, il ne saurait y avoir de surprise quant à l’annonce du département d’État car quel homme honnête déciderait de s’associer à un coquin de la pire espèce de la trempe de Martelly ? Ce dernier est comme un produit radioactif qui corrompt tout ce qui ce qui se trouve dans son entourage. On ne peut pas garder une réputation intacte après avoir fréquenté ce “mafioso”

Les sanctions adoptées par les Américains à l’encontre de Lamothe, loin d’apaiser les esprits, soulèvent au contraire plusieurs questions pertinentes. En effet, comment sanctionner l’ancien complice de Martelly tout en laissant à celui-ci la pleine et entière liberté de prendre ses ébats avec ses millions chipés des maigres ressources du pays ? Même si politiquement Martelly et Lamothe ne semblent être plus en bromance, on ne saurait les dissocier pour autant car ils appartiennent tous deux à la sous-espèce des canidés que sont les chacals. Il faut croire que si Laurent Lamothe a volé 60 millions, on devrait multiplier ce nombre par 5 pour se faire une idée de la somme dont dispose le parrain dans ses griffes.
Dans nos questionnements on pourrait se demander aussi pourquoi cette courbe de 360° de la part de Washington. S’agirait-il d’un mea-culpa ou d’un aveu d’échec tacite de sa part. Car, la Maison Blanche, l’omniprésente est celle qui, sans sourciller, avait décidé d’aborder le musicien excentrique comme chef d’État au grand dam de la nomenclature politique de la Nation.
Pourquoi Martelly ? Eh bien parce que son choix correspondait au profil parfait que cherche le gouvernement américain. En effet, il devient une constante de la politique extérieure de l’Oncle Sam de s’assurer que les pays se trouvant dans sa sphère d’influence soient toujours dotés de dirigeants fébriles pour se plier à sa volonté.
Mais sans s’en rendre compte, en facilitant l’ascension de Martelly au pouvoir, les Américains se sont du même coup rendus responsables du climat de pandémonium créé par celui-ci dans le pays. La responsabilité des Etats-Unis dans le chaos de la société haïtienne est connue de tous. Aussi a-t-on vu que dans toutes les réunions des Nations Unies, des pays comme la Russie et la Chine se sont toujours montrés prompts à les pointer du doigt comme principal acteur ayant la manette de commande.

On comprend que les Américains voudraient bien se frayer une sortie honorable en Haïti, mais cette approche d’un petit coup par-ci et d’un petit coup par-là ne mènera nulle part. C’est toute la mouvance PHTK qui est vénéneuse. Aussi vrai qu’on ne peut pas extraire du lait versé dans du café, de même la chance de trouver une personne intègre dans l’entourage de Martelly est infinitésimale.
L’Oncle Sam aura beau essayer mais il ne sera jamais un interlocuteur crédible dans le dossier d’Haïti. Car on ne peut pas être pyromane et sapeur-pompier à la fois. Les sanctions autant qu’elles aident à faire jaillir la lumière sur les gabegies financières du parti au pouvoir ne suffisent pas. Les blancs doivent cesser cette immixtion étouffante dans les affaires internes d’Haïti. Or il serait de loin plus judicieux si les pays dits amis œuvraient à doter la justice haïtienne de ce dont elle a besoin pour traîner ces criminels notoires par devant les tribunaux.
Autrement dit, si les Etats-Unis veulent vraiment se laver les mains du dossier d’Haïti, ils doivent commencer par couper les ponts avec tous les bandits en costume que constitue ce sordide mouvement. Ariel Henry devrait être le premier à être lâché en tant que sous-produit de Martelly. Car, après avoir passé près de deux ans à la tête du pays, le bilan est cataclysmique ! Haïti patauge dans la dèche jusqu’au cou. Les cortèges de malheurs qui ponctuent le quotidien des gens en sont un témoignage irréfutable.
Ducasse Alcin





