Benoit Batraville, le dernier combattant du camp national!
La Traque et l’Exécution de Benoit Batraville.
Tout d’abord disons : Ochan pour Benoit Batraville tombé les armes à la main le 19 mai 1920 au petit jour _c’était un mercredi_ (vers les 6 heures du matin) dans les Mornes de Petit Bois Pin, sur l’habitation Barriere Roche (commune de Savanette) et dans la Grotte qui servait de quartier général provisoire a la Vaillante Armée Caco. 98 années se sont déjà écoulées !!!
En ces Temps-là, de Braves Paysans Armés Se Battaient encore…Fusils à la main pour Défendre la Souveraineté d’Haïti et Combattre l’Envahisseur Yankee !!!
Oui, c’était le temps des Cacos Vaillants, Dignes, Patriotes dénommés « bandits » par l’Envahisseur Nord-Américain, par l’Occupant venu Faire Main Basse sur la Terre d’Haïti et toutes Ses Richesses !
En fait, depuis quelques temps, a l’aide de Guides Locaux, des « Patizan Blan » les Marines et la Gendarmerie Traquaient de manière soutenu Benoit Batraville devenu Commandant de l’Armée Caco après l’exécution de Charlemagne Péralte.
Le 18 Mai 1920, le capitaine Jesse Perkins quitte le camp des Marines de Mirebalais « avec ordre de se rendre a Marché Canard, de prendre en charge le second lieutenant Edgard Kirkpatrick et les 28 marines opérant dans la section, et de continuer à mener des recherches pour retrouver Benoit et sa bande supposés être dans les parages ».
Arrivé sur les lieux, Perkins fut informé par le lieutenant Kirkpatrick dont les patrouilles quadrillaient la section que Benoit n’était pas dans cette section mais plutôt à Grand Bois ou à Petit Bois Pin.
Selon les témoignages du capitaine Perkins qui … « se rappelant qu’a deux occasions j’avais obtenu d’un nommé Exantus Day, près du marché Colombier, des indications qui s’étaient révélées exactes, sur les emplacements occupés par Benoit, le lieutenant Kirkpatrick, le sergent Passmore et moi-même, nous nous sommes rendus chez lui vers 10 heures du soir.
Il nous apprit que ce jour -là, à midi, une troupe importante d’environ 200 bandits avait laissée Morne Pierre, et avait pris la direction de Petit Bois Pin, habitation située a environ 4 heures de Marché Colombier. L’information précédemment reçue par le lieutenant Kirkpatrick était confirmée. Je conclus, de mon côté, qu’une bande de telle ampleur ne pouvait être que celle de Benoit… ».
Ayant pris avec lui l’officier, 10 autres Marines, ainsi que le fils d’Exantus Day comme guide, Perkins , en pleine nuit, monta vers Petit Bois Pin.
Sur l’habitation Petit Bois Pin … Perkins, Kirkpatrick et Passmore arrivent avec leurs camarades, le 19 mai à 1 heure du matin, mais ce n’est qu’à 6 heures qu’ils débouchent sur la forteresse. L’échauffourée se produit immédiatement.
« Le sergent Passmore avançait en tête, armé d’un fusil automatique Browning ; je venais après lui et le sergent Taubert me suivait. Au moment où nous entrons dans la grotte, Benoit se saisit de son fusil et tire sur nous d’une distance de 10 pieds. Il est immédiatement frappé d’une balle tirée par le sergent Passmore, et tombe. Nous ne voyons personne autour de nous, mais un grand nombre de bandits nous assaillent à coups de fusils, du haut des rochers qui nous environnent. Le lieutenant Kirkpatrick et d’autres Marine arrivent alors à la rescousse, se placent derrière le sergent Taubert et tiraillent avec nous. Après environ 15 minutes, la bande entière semble réaliser que son chef est tué et elle disparait parmi les rochers, sans pourtant retraiter en groupe comme d’habitude. Nous retournons alors auprès de Benoit pour l’examiner. Nous ayant aperçus, il tente de se lever et d’attraper son revolver. Le sergent Taubert est alors obligée de l’achever » (témoignages du capitaine Perkins, reproduits par Roger Gaillard dans l’Ouvrage : « La Guerilla de Batraville » / Chapitre VIII, pages 162 à 167.
En fait j’ai voulu reprendre ces quelques extraits de l’ouvrage sous référence ici, 98 ans après l’exécution du Vaillant Comandant Caco Benoit Batraville pour Mettre en Exergue le Rôle Joué par les TRAITRES, les Espions, les « Patizan Blan » pour Faire Echouer, Avorter La Lutte Populaire et la Resistance à l’Occupant !
Dans le cas de Charlemagne Péralte, le Traitre était son Cousin CONZE et dans le cas de la Traque et de l’Exécution de Benoit Batraville la Traitrise venait d’un « Patizan Blan » Exantus Day qui mis son propre fils et les paysans inféodés au Service de l’Occupant pour Faciliter Son Dessein Macabre, à savoir : Mater définitivement la Resistance Armée a l’Occupation.
A partir de cette date les Yankees pouvaient avec aisance et sans contrainte aucune accaparer de Vastes Domaines Agricoles et Etablir Leur Emprise Economique sur Haïti !!!
Certes la Resistance reprendra sous une autre forme, dans les villes surtout vers 1929 … Mais en dépit d’une « Désoccupation » de Façade en 1935, l’Impérialisme Gardera son Emprise Militaire, Economique et Politique sur Haïti jusqu’à aujourd’hui via la Gendarmerie d’Haïti qui deviendra la Garde d’Haïti puis l’Armée d’Haïti et les Gouvernements Fantoches et Anti Nationaux que les USA placeront à la Tête de l’Appareil Administratif et Politique instauré pour Servir Leurs Intérêts !
98 ans après, il est Juste de Mettre Chapeau Bas pour Honorer la Mémoire du Vaillant Benoit Batraville, petit cultivateur et Instituteur rural de son état devenu un Résistant a l’Occupant puis le Chef de la Vaillante Armée Caco par suite de l’Exécution de Charlemagne Péralte et sa désignation a la tête de cette Force Armée de Resistance et de Libération, au Congres des Orangers.
Un merci posthume et mérité à Roger Gaillard pour nous avoir laissé la série « Les blancs débarquent » comprenant de nombreux tomes dont l’ouvrage dont j’ai puisé de larges extraits pour vous Rédiger ce petit condensé / rappel des circonstances tragiques entourant l’exécution de Benoit Batraville.
La LUTTE Doit Continuer afin qu’Haïti puisse reconquérir a l’avenir Sa Pleine Souveraineté et Ne Plus avoir des Gouvernements Placés et/ou Choisis Par l’Etranger et Pour Servir l’Etranger !!!
Stephen William PHELPS, Port-au-Prince le 19 Mai 2018.






Bonswa, Stephen! Thanks for the precious text. Do you happen to know if the image in this article is Benoit Batraville? I’m looking for an image of him but I don’t find it anywhere…
It seems so.
Très belle approche historique Félicitations Monsieur le président Léon Charles.
La trahison de CONZE et d’Exantus Day illustre tragiquement comment les divisions internes ont affaibli la résistance haïtienne face à l’occupant. Ces actes de collaboration, motivés par l’opportunisme ou la coercition, rappellent que la lutte pour la liberté exige une vigilance constante contre les ennemis de l’intérieur autant que ceux de l’extérieur.