Pour Haïti, n’est-elle pas une question de fin de mois, fin de vie ?
New Jersey, USA, 03/04/2023 – Fin du mois, fin du monde, ce slogan est devenu le refrain de plusieurs catégories sociales partout dans le monde. Du Nord au Sud, de l’Orient à l’Occident tout le monde en parle. La question est si pertinente et si percutante qu’elle trouble l’esprit des maîtres du monde.
Guerres, phénomènes climatiques, tremblements de terre, crise économique/ flambée inflationniste rares sont les événements qui font rire les peuples du monde. Dans les plaines, les vallées et les mornes, la grande majorité des populations se cherche, se demande est-ce que la vie est encore à cet endroit, parce que tout devient rarissime.
Pour une fois les décideurs politiques et les acteurs économiques/maîtres du système capitaliste sont aux antipodes. Les crises de toutes sortes montrent la fragilité de la démocratie et de l’économie libérale qu’on n’a cessés de nous vendre comme émancipatrice, source de bonheur. Et pourtant la machine tourne très mal, par moment elle est même bloquée parce que l’État, qui a le monopole de la violence légitime, au lieu d’être au service de la collectivité s’est mis au service du grand capital et surtout à son relais le secteur privé.
À travers les forces répressives dont il dispose, il tient les populations en laisse. Il les matraque, les brutalise au moindre geste de contestation et de protestation contre les maîtres du système.
À ce tableau mondial sombre, le cas de notre pays Haïti est considéré comme particulier pour la manière dont la communauté internationale nous traite comme des enfants. Cette communauté internationale toutes structures confondues (ONU, OEA, UE, CARICOM, OIF…) prend le pays pour la risée du monde, malgré la profondeur de la crise. Les indicateurs sociaux et économiques dont dispose le pays sont au rouge vif.
La vie sous toutes ses formes est quasi impossible pour la grande majorité de la population. En ce qui concerne les besoins sociaux (nourriture, éducation, santé, eau…) dans notre cas, on ne parle pas de Rareté mais plutôt de manquement. En Haïti, tout se conjugue au passé. Depuis l’existence de l’État en passant par la coopération, la solidarité, l’envie et la joie de vivre jusqu’à l’importance et la protection de la vie. Donc, pour la grande majorité des Haïtiennes et Haïtiens, la question qui se pose et qui taraude les esprits est de préférence :
fin de mois, fin de vie.
Boukan News





