Haïti : la création d’un Etat Parallèle !

Haïti : la création d’un Etat Parallèle !

 

La rédaction, 02/23/2023 – L’État bandit s’installe et fixe les règles du jeu en matière de rançonnement. Voilà que les bandits dans diverses zones dans la capitale et de certaines villes de province sous leur contrôle. Ils s’octroient l’autorité de définir la manière de vivre des résidents dans leur juridiction et ils établissent aussi un mode de punition monétaire à travers un système de racket imposé sur divers tronçons routiers. Chaque groupe détermine sa façon de collecter et le résident, abandonné par les responsables d’état, n’a rien d’autre à faire que de se soumettre aux agressions des criminels.

La création d’un « Etat Parallèle »

Cet état parallèle, en matière de criminalité sous toutes ses formes, fait preuve d’efficacité et de ponctualité en tout genre. Au contraire, les gangs sont plus agissants que les responsables de l’appareil étatique, car ils ont les moyens disproportionnés pour punir tout potentiel résistant. Ainsi, l’état parallèle s’impose à la capitale et constitue une menace directe au futur de la nation. Le pire, cette pratique fait école, elle se répète à grande échelle dans le département de l’Artibonite, le Nord, Nord-ouest et le Nord-est. La commune de l’Estère venait de faire l’incroyable expérience de la démobilisation de sa force publique. Les policiers se retirent, après l’échec de la direction de la PNH de leur envoyer du renfort, rapidement les gangs comblent le vide, ce qui justifie que la nature ait vraiment horreur de ça.

Jusqu’à date aucune action programmée ou annoncée par les bandits n’a été renvoyée. Aucun contribuable-forcé n’a raté ni oublié la date d’acquittement de son méchant bordereau envers le groupe de bandits qui kidnappe le territoire. Le citoyen haïtien est devenu prisonnier dans son propre quartier, il n’a plus aucun droit ni liberté, c’est un retour sans nom à la dictature. Si sous les Duvalier, les dictateurs portaient costumes et cravates, ces nouveaux caïds ont les pieds nus, ils n’ont ni lecture ni écriture, ils ne se rabattent qu’à la pointe de leur baïonnette.

La participation du gouvernement

Et les autorités du faux-État sont réduits en pots de chagrin, assistent, participent, se mêlent de tout ce « galimatya » et bénéficient des rançons/rentes extorquées par les bandits sur les moutons/prisonniers/habitants des quartiers sous contrôle. Il serait impossible pour que les gangs opèrent librement dans le pays sans la complicité des plus hauts cadres de l’État. Donc, toute solution au phénomène de l’insécurité passe nécessairement par le renversement du régime politique complice. Car, les dirigeants font partie du problème, mais pas de la solution, qu’ils dégagent !

La complicité de l’international

Le pire dans tout cela c’est l’acceptation complice des forces économiques et des soi-disant amis de la communauté internationale dans cette opération de destruction physique, morale, sociale et psychologique d’un peuple et de son État-Nation. Cette complicité énoncée plus haut va au-delà des frontières haïtiennes. Le gouvernement de Mr Ariel Henry est naturellement de connivence avec les gangs, en dépit de cela, il est inconditionnellement soutenu par l’international. Les millions de cartouches et des milliers d’armes de guerre qui font couler le sang des citoyens et citoyennes du pays viennent de l’extérieur, en particulier des Etats-Unis d’Amérique. On ne fabrique pas de munitions et d’armes en Haïti !

Le pire, c’est que certaines institutions internationales s’adaptent et s’accommodent à ce nouveau mode de vie haïtien. Et ils s’arc-boutent derrière la théorie de trouver un moyen de sauver les plus vulnérables d’entre la population. Quelle hypocrisie !

Boukan News

Photo: CBS NEWS

 

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